Vous aimez le cinéma de Koji Fukada? Bonne nouvelle: quatre de ses longs-métrages sortent cet été.
Ceux qui ont vu ses longs métrages Harmonium et L’infirmière ont reconnu en Koji Fukada un des représentants les plus prometteurs de la jeune génération de réalisateurs japonais contemporains. Auteur de la plupart de ses films, il raconte des histoires dans des genres variés, mais avec une portée universelle. Son style n’appartient qu’à lui, même s’il revendique l’influence du cinéma français (il titre souvent ses films en français), avec une prédilection particulière pour Eric Rohmer. Quatre de ses longs-métrages sont annoncés cet été. Sélectionné à Cannes 2020, Suis-moi, je te fuis et Fuis-moi, je te suis est un drame amoureux en deux parties qui décrit la rencontre d’une femme sauvée d’un accident par un homme qui travaille dans une entreprise de feux d’artifices (sorties le 30 juin et 7 juillet). Inédit en France, Hospitalité (2010) raconte comment l’irruption d’un locataire turbulent et de sa femme bouleversent le quotidien d’une famille d’imprimeurs jusque là sans histoire. Derrière la peinture d’un Japon post industriel surgissent des accents comiques à la Monty Python, mâtinés de mélancolie absurde (sortie 21 juillet). Intitulé à l’origine L’homme qui venait de la mer, et réalisé juste avant L’infirmière, Le soupir des vagues (2019) est une fable surnaturelle située dans la capitale de la province indonésienne qui a déploré 170.0000 victimes après le tsunami de 2004. Venu de nulle part, un Japonais interagit discrètement avec les différents membres de la communauté avant de se mettre à accomplir des miracles: le transcendental se superpose alors au profane (sortie le 4 août).