Kili, Kili, Kili: Takashi, The Killer !

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A l’occasion de la sortie (enfin) en France de l’ultra-violent Ichi The Killer, retour sur son réalisateur japonais culte, le touche-à-tout et provocateur Takashi Miike !

Décrit par lui-même comme un « cancre avec le cul bordé de nouilles », le réalisateur d’Audition a découvert le cinéma en fréquentant l’Academy of Broadcasting and Film de Yokohama et y a rencontré des réalisateurs prestigieux tels que Shoei Imamura, Kazuo Kuroki et Hideo Onchi. A peine diplômé de l’académie, il fait des pieds et des mains pour devenir assistant réalisateur de ceux qui l’ont impressionnés. Sa première réalisation ? Kyoshu tenshin : Hit and Run, en 1991, dans lequel un flic très attaché à sa famille découvre que son frère cadet est l’avocat d’un bonnet de la mafia chinoise et grâce auquel il se spécialise dans les films d’action à petit budget destinés à la télévision et au marché de la vidéo. Le film qui le révélera sera Les Affranchis de Shinjuku, en 1995, thriller ultra violent et stylisé, truffé d’innovations visuelles, qui pousse l’association japonaise des producteurs de films à le proclamer « grande découverte de l’année ». L’oeuvre qui suivra (Graine de Yakuza, 1996) lui permettra de figurer parmi les dix meilleurs de l’année dans le classement du Time Magazine. Une aubaine pour une carrière prévisible et tracée au box-office local, mais Takashi est trop barge pour se laisser avoir par le système et s’oriente de plus en plus vers des oeuvres déviantes et hors des normes.

Progressivement, il devient bête de festival, acteur chez Toshiyuki Mizutani et Eli Roth, cinéaste hype qui suscite admiration extatique des uns, rejet sévère des autres, et continue de déranger en oeuvrant comme un stakhanoviste. Et on a le mauvais goût de l’adorer. Sur la soixantaine de films qu’il a réalisé pour la télévision et le cinéma, seulement sept sont sortis au cinéma en France : Audition, la trilogie Dead or alive, Visitor Q, Gozu et La mort en ligne. Ce n’est pas négligeable puisque ces films présentent à chaque fois une facette différente d’un cinéaste très intéressant dont la folie prend généralement le pas sur les bienséances scénaristiques et formelles. A l’occasion de la sortie en zone 2 d’une de ses oeuvres cultes en version uncut (Ichi the killer), revenons sur les films du cinéaste que vous avez peut-être loupés.

GRAINE DE CULTE
Audition, son chef-d’œuvre, a été un choc lors de sa sortie en 2002 dans l’Hexagone. Objet glacé, à l’érotisme discret, au romantisme saignant qui démarre comme une sitcom à l’eau de rose où un homme tente de faire le deuil de sa femme et organise, sur les conseils de son pote et de son fils, une fausse audition pour trouver une âme sœur. Problème: au fil de scènes étranges ou lapidaires, Miike parsème son récit d’indices, simule l’inertie mais ne fait qu’instiller du trouble dérangeant qui explose lors des quinze dernières minutes, summum de violence froide aux antipodes du prologue calme et faussement serein. Une gradation horrifique d’une subtilité imparable qui bouleverse les conventions du genre et impressionne durablement par sa force. Oui mais pas seulement, Audition est un film extraordinairement riche dans sa substance : on peut y voir une plongée dans les fantasmes masculins en sus des portraits subtils de deux âmes meurtries avec en filigrane une réflexion très pertinente sur la relation manipulatrice, devenue tordue entre les hommes et les femmes. C’est l’une des plus belles histoires d’amour que le cinéma nous ait offert récemment.

Depuis ce chef-d’œuvre absolu (stimulant pour l’intellect, réjouissant pour les mirettes), les cinéphiles français ont pu découvrir Visitor Q, gros bordel foutraque et scato en DV où planent les ombres tutélaires de Pasolini et de son inestimable Théorème ; la trilogie Dead or alive très inégale qui confirme la recette Miike, à savoir un prologue et un épilogue déjantés et un ventre souvent mou où le n’importe quoi côtoie parfois des monts de poésie ; et récemment Gozu, son délire le plus poussé, où le spectateur assiste à un film d’une grande étrangeté où les moments en creux ne font qu’amplifier certaines séquences d’une force inédite (voir la scène finale, simplement inoubliable). Une ratatouille cinéphilique d’une insolente beauté où Miike recycle ses obsessions et confirme son éclatante singularité. Ces derniers films, qu’on a pu voir en grande majorité dans les festivals, tendent vers des horizons plus apaisés, se révèlent moins violents et torturés, plus sereins comme Zebraman, délire absolu mais inégal où Miike revisite les figures des Sentai et donne entre autres à voir un combat hallucinant (mais trop court) entre un avatar de Sadako et Bioman (bien avant le clash Buffy-Sadako dans The Grudge, de Takashi Shimizu). Seulement, sous l’apparente frivolité du divertissement, percent des subversions exquises. Comme dans One miss called qui pompe sans vergogne la trame de Ringu (Hideo Nakata, 1997) en recyclant avec une efficacité gravissime des effets horrifiques archi-connus pour mieux triturer la mécanique de l’intérieur.

BIG BANG JUVENILE A (46-okunen no koi)
Présenté au dernier festival de Sitges, Big Bang Love Juvenile A est logiquement son dernier (même si la logique est interdite dans l’univers irrationnel de Takashi Miike). Ce serait dommage de passer à côté, il s’inscrit sans peine comme l’un des films les plus intéressants de sa carrière. Sommet d’étrangeté même pas comparable à ses précédentes oeuvres, Miike en pleine phase d’expérimentation s’autorise une parenthèse parmi quelques films à gros budget pour filmer une histoire d’amour brûlante et interdite. Très influencé par Tabou, de Nagisa Oshima et Un cri d’amour, de Jean Genet, le réalisateur nippon conte, à grand renfort de flash-back et de déconstruction narrative, une relation d’attirance entre deux hommes. Le premier est barman dans un bar gay et a assassiné celui qui a essayé de le tabasser; le second est le détenu le plus respecté de la prison. On l’apprend dès le départ: le premier a tué le second dans des conditions atroces. En plaçant le spectateur comme un détective privé qui au gré des témoignages doit discerner le vrai du faux, la réalité du fantasme, Miike nous convie à une transe surréaliste, sensuelle et symbolique où des idées de mise en scène lumineuses (le faisceau de lumière qui vient animer un fantasme et une vision d’un autre monde, un cœur qui saigne parce qu’il ne peut plus aimer) et des instants de trouble (échanges de regard, fascination pour le corps, contact avec la nudité) viennent aérer le contexte du huis clos.

En réalité, on comprend très vite que ce que le film possède de plus beau, ce sont ces longueurs et ces silences qui laissent le temps aux amants criminels de confesser leur amour réciproque. Il y est question de souffrance, de désir, d’inquiétude sourde, loin, très loin des digressions potaches sur l’homosexualité dans ses précédents opus (le parodique Gozu qui se moquait des relations homosexuelles qu’entretiennent les yakuzas), le réalisateur assume jusqu’au bout la folie de son histoire. La relation entre les deux prisonniers est favorisée par la promiscuité en même temps qu’un isolement du reste du monde. Leur seul havre de paix étant un monde imaginaire et moins confiné. On pense à d’autres films qui se sont risqués au sujet (Le baiser de la femme araignée, d’Hector Babenco) mais le résultat, agencement exigeant de saynètes, pimenté par quelques provocations salées, possède une étrangeté telle qu’il ridiculise toute forme de concurrence. A peine achoppe-t-il sur quelques symboles phalliques un peu voyants, mais Big Bang Juvenile A, opus aussi déstructuré que son titre, confirme que le grand Takashi a encore des histoires tordues à nous raconter. Donc joie.

THE GREAT SPOOK WAR (YOKAI DAISENSO)
Comparativement à Big Bang Juvenile A, The Great Spook war est plus accessible. Ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle. L’idée consiste à dépoussiérer de manière radicale le joli Yokai Daisensô (Kuroda Yoshiyuki, 1968) disponible en zone 1 sous le titre Yokai Monsters : Spook Warfare. C’est une histoire de fantômes qui donne à voir différentes créatures du folklore Japonais. La fascination outrancière et la détestation cordiale que le cinéaste nippon suscitait il y a encore deux trois ans ont laissé place au consensus mou devant cette fable écolo qui semble parodier Miyazaki et essaye de donner une morale sur la pollution, potentielle responsable du mal qui règne sur la planète. Le message est naïf mais, et c’est là où ça devient intéressant, le traitement ne l’est pas. On peut largement préférer l’élégance d’Audition et la folie paroxystique d’un Gozu où Miike filmait tout ce qu’il voulait sans honte (une conversation dans un couloir ou une scène d’amour complexifiée par une naissance impromptue) ; mais, force est de reconnaître que cette veine post-Zebraman, plus commerciale où Miike œuvre pour les thunes et rien d’autre (La Mort en ligne était en dépit de son sous-texte parodique un film tellement banal qu’il en devenait singulier pour un Miike) et présentement plus orienté vers les enfants (bestiaire de créatures rigolotes, des idées de personnages façon Lovecraft) en dépit de connotations salaces bien dissimulées mais bien présentes quand même, a le mérite de célébrer la polyvalence de son talent sûr. Des fois, on est dans le yokai ; dès fois, dans Casshern. Bref, on navigue entre deux eaux sans se décider. Les puristes regretteront amèrement cette métaphore gentillette sur le passage à l’âge adulte; les autres s’en contenteront en se disant que Miike est décidément un mec doué quand il s’agit de se foutre de la gueule du monde (le dénouement de son film complètement raté et pourtant complètement assumé en dit long sur ses féroces intentions). Tout ça pour dire que ce serait sans doute plus intéressant de connaître les réactions de ceux qui sucent encore leur pouce. En même temps, c’est le but: le film a été calibré pour cartonner au box-office et toucher le maximum de monde.

LE CHARME DISCRET DE CES OBJETS OBSCURS
Nombreux sont les films de Takashi Miike qui ne sont pas passés par nos contrées. Réalisé en 1998, Andromedia permet à Miike de construire un teen-movie sur fond d’espionnage informatique. Tout commence comme dans une série Arlequin: deux adolescents qui se connaissent depuis toujours avouent la veille de leur entrée à l’université leurs sentiments amoureux trop longtemps cachés: ils s’embrassent, sont heureux et rien ne peut les séparer. Hélas, la nuit suivante, la demoiselle se fait renverser par un camion malade (le même que celui d’Izo?). Comme le monde est parfait, son père est un pro de l’informatique et la ressuscite par un programme d’intelligence artificielle qu’il a lui-même conçu. L’honneur est sauf? Non, puisque le père se fait buter par un tueur au service d’un industriel américain voulant s’accaparer la découverte du vieux. Par chance, la demoiselle perdue dans le cyber trouve refuge sur l’ordinateur de son copain. L’argument simpliste n’est pas suffisamment timbré pour être issu du cerveau fécond de Takashi Miike? Oui, c’est un projet qu’il a réalisé pour mettre en valeur le groupe de pop japonais Speed.

Du coup, on est obligé de se fader tous les inconvénients d’un teenage-movie simplet que Miike exécute avec une absence de second degré déconcertant et ne cherche qu’à éveiller des sentiments niais, en dépit de quelques séquences enlevées qui préfigurent un cinéaste hargneux. Cyber, mais pas très punk. Shangri-La, réalisé en 2002, annonce les prémisses du changement dans la carrière du cinéaste (moins de violence, plus d’empathie envers ses personnages) et une obsession décidément récurrente (la réunification de la cellule familiale par tous les moyens – on n’est pas dans la subversion Pasolinienne de Visitor Q), joliment annoncé par la bande-son tzigane de Kôji Endô. Dans The Man in White également, la famille a un rôle important puisque le personnage principal a vu jeune son père assassiné par son grand frère et sa mère se suicider. Pris sous l’aile du chef d’un gang qui se fait très vite assassiné, il a envie de se venger. Manque de chance, c’est encore son grand frère qui se trouve sur son chemin. C’est quasiment la même histoire qu’Agitator, une autre fresque yakusa dans laquelle Shinegori Takechi au scénar, Takashi Miike à la réal et Masaya Kato dans le rôle principal.

The Bird people of China est un cas intéressant. A défaut d’une sortie salles, le film a connu les joies d’une distribution zone 2 dans l’Hexagone. Il jouit d’une réputation flatteuse et s’avère souvent considéré comme l’une de ses plus grandes réussites. Il faut nuancer les dithyrambes: c’est surtout son oeuvre la plus surestimée qui tient à rassurer ceux qui ne voyaient alors jusque là en Takashi Miike un provocateur incapable de faire autre chose. On peut préférer l’autre versant de son talent: cette histoire de jeune cadre matérialiste qui doit remplacer un collègue malade et se rendre en province pour négocier un gisement de jade est une fable gentille, oscillant entre provocations scatologiques, parenthèses violentes et envolées poético-lyriques, qui tombe dans le parcours initiatique soigné mais très sage et enlise le spectateur dans une torpeur durable.

Il comporte par ailleurs tous les écueils du road-movie artificiel avec morale écolo bon teint à la clé. On retient une volonté de brouiller la frontière entre rêve et réalité et la qualité de la photographie. Fudoh a également connu une sortie en zone 2 mais il fait partie de ces films réalisés avant Audition qui n’ont pas eu l’occasion de connaître leur public français en salle. Celui-ci n’est pas négligeable, sans pour autant être le meilleur des Takashi Miike. Il constitue l’un des premiers à avoir posé les marques du cinéaste audacieux et reste culte pour le personnage de la danseuse qui zigouille ses ennemis avec une sarbacane placée dans son vagin. Déjà, Miike raconte une affaire de vengeance familiale (un homme cherche à se venger de son père). Entre autres curiosités, on peut également découvrir des enfants assassins et une tête humaine à la place d’un ballon. Au moins, on ne s’ennuie pas. Et pour peu qu’on soit d’humeur, on rigole beaucoup même si, visuellement, le film ne tient pas toutes ses promesses. Incompréhensible en revanche que City of Lost Souls n’ait pas bénéficié d’un meilleur accueil.

L’histoire ? Un brésilien kamikaze tombe sous le charme d’une chinoise que les autorités nippones veulent exiler. Pour contrer ces contingences fâcheuses, il la kidnappe via un hélicoptère (à côté Béatrice Dalle et sa fille de l’air peuvent aller se coucher) et bute du flic. Parallèlement, comme rien n’est facile dans un film de Takashi Miike, le chef de la mafia chinoise a également le béguin pour la demoiselle et les yakuzas traquent notre homme dans tout Tokyo. Est-ce que Takashi Miike va nous faire son Kamikaze Taxi (Masato Harada, 95) avec cette histoire d’apatride mal accepté au Japon? Non, ce cas social est juste un moyen pour le cinéaste de bâtir une chronique tantôt psychédélique tantôt contemplative avec des personnages déjantés et des situations qui ne le sont pas moins. Bref, Miike ne se prend à aucun moment au sérieux et enfile les rebondissements comme des perles. Le film vaut par ailleurs pour sa scène de combat de coqs en clin d’œil insistant à Matrix.

Violent Fire (inédit chez nous) constitue l’un des films les plus emblématiques de la période yakusa post-Kitano de Takashi Miike. Le cinéaste retrouve son complice Riki Takeuchi dans une intrigue cintrée où un homme, dont le père (un boss yakusa influent) se fait descendre par le clan rival, cherche à se venger de tous les gangsters qui se sont liés pour éviter une guerre des gangs et ainsi, laisser cette affaire close. Au fil de son parcours, il croise des ennemis mais aussi des amis. L’ange vengeur n’est plus seul dans son combat. Le paradoxe sied on ne peut mieux au cinéma nippon qui se sert d’un argument débile pour faire strictement n’importe quoi. Le problème, c’est que le contenu est très séduisant. La liberté de ton que Miike s’octroie assure au film quelques moments de violence assez surprenants parsemés d’un humour que l’on goûte selon sa sensibilité. Certaines idées font mouche comme cette scène de guet-apens où les personnages s’agitent dans le cadre sans qu’une caméra hystérique abuse de mouvements tarabiscotées. On note au passage le cameo spécial de Sonny Chiba en chef yakusa.

Autre cas: Full Metal Yakuza, l’un de ses films les plus cultes, découvert pour un grand nombre de ses fans lors de sa diffusion à L’étrange festival, dans lequel un apprenti yakuza pusilanime peine à s’imposer parmi les durs à cuire et suscite l’impatience de ses chefs. Parallèlement, un gokudô emprisonné sept ans plus tôt pour avoir trucidé un groupe de gangsters avec son seul sabre, s’apprête à retrouver la liberté. Un guet-apens est organisé et les deux hommes singularisés par le système sont assassinés. Le cerveau du premier sera recueilli par un savant qui en fera un « Full metal Yakuza ». Encore une histoire de vengeance pour Takashi qui en profite pour rigoler de son argument absurde (le full metal yakuza doit bouffer du métal pour fonctionner). Certains l’ont vu comme l’antithèse de Robocop pourvue du style Dead or Alive. Rainy Dog est l’un des premiers Miike mais aussi l’un des plus caricaturaux: portrait d’un tueur qui doit abattre un homme et qui, au gré de ses rencontres, trouve une pute et un enfant muet, avec des éclairs de violence et des élans contemplatifs. Le résultat fait néanmoins montre d’une certaine maîtrise jusque dans le final, point fort des Miike, où la rédemption a quelque chose du spleen.

Plus inquiétant, Izo, l’un de ses derniers opus, présenté au festival de Sitges où il a fait grand bruit, se déroule (au départ) en 1869. Un guerrier à la solde de Hanpeida, seigneur de la province de Tosa qui a prêté allégeance à l’Empereur. Après avoir décimé plusieurs hommes du Shogun, Izo est capturé et crucifié, mais la fureur qui a toujours animé Izo l’empêche de mourir et le propulse à travers l’espace-temps: il est soudain réincarné en sans-abri dans le Tokyo d’aujourd’hui. Izo n’a rien perdu de sa terrible colère et renoue avec sa frénésie meurtrière, affrontant ses anciens ennemis qui ont retrouvé sa trace. Les massacres perpétrés par Izo attirent sur lui l’attention des dieux qui le somment d’y mettre un terme. Mais le guerrier ne se soumet à personne, pas même aux divinités de la Création. Le Premier ministre du Japon n’a plus d’autre recours que de mobiliser les forces alliées du passé et du présent, des samouraïs aux yakuzas. Izo marque la rencontre entre le cinéaste nippon avec son icône de toujours: Takeshi Kitano. Et malgré le sujet, les corrélations et les paradoxes, ça ressemble au Marché Saint-Pierre du fétichisme Buñuelien: le fait que des personnages ou des éléments d’époques différents se croisent renvoient à La Voie Lactée où très inspiré du cinéma de Has, le cinéaste énumérait toutes les hérésies du catholicisme à travers les pérégrinations picaresques de deux hommes jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle qui allaient jusqu’à rencontrer Jésus dans une forêt.

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