« Ichi The Killer », Squid, Oklou, « Kingdom Come : Deliverance »… Le 7 sur 7 de la semaine

Quels sont les événements chaos à ne pas manquer cette semaine? Voici notre sélection des 7 à retenir.

PRESENCE
Sept ans qu’un film de Steven Soderbergh n’était pas sorti en salles en France, le reléguant à une espèce de super auteur des circuits parallèles (VOD, DVD, Netflix, Prime Video). En ce début d’année 2025, le public français va donc pouvoir revivre l’expérience du cinéma, flirtant souvent avec l’expérimental du réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo, avec Presence, film d’horreur en POV (point-of-view), soit du point de vue de la présence du titre, qui hante une famille. Sept ans après Paranoïa, Soderbergh revient donc au cinéma de genre, et ça éveille le radar du chaos. Sortie le 5 février.

ICHI THE KILLER
Film de cœur du chaos, premier contact (ça ou Audition) avec ce fou de Takashi Miike, Ichi The Killer sort en salles pour la première fois en France dans une version restaurée. C’est Carlotta qui a eu le bon (mauvais) goût de s’atteler à la tâche. L’adaptation du manga d’Hideo Yamamoto est un festival gore et extrême, qui ne prend pas le spectateur par la main et cherche plutôt à le révulser. Du Yakuza eiga comme on n’en fait plus avec un casting XXL composé de Tadanobu Asano, Shinya Tsukamoto et Rio Aoki, inoubliable avec son sourire du Joker et ses cheveux peroxydés. Ressortie le 5 février.

LA VENGEANCE DE LA SIRÈNE
Toujours chez Carlotta, La Vengeance de la sirène ressort en version restaurée pour son 40ᵉ anniversaire. Le film de Toshiharu Ikeda a très certainement anticipé le cinéma de Park Chan-wook par son mélange de poésie animiste, d’érotisme cru et de violence abrupte, qui l’inscrit parmi les plus remarquables productions du fukushu eiga (« film de vengeance »). Outre la violence du film, il faut voir ces scènes sous-marines magistralement filmées, qui ajoutent à l’œuvre une dimension presque onirique. Un classique du cinéma de genre japonais des années 80 à (re)découvrir absolument. Ressortie le 5 février 2025.

REPRISE DE LA COMPÉTITION DE GÉRARDMER 2025 A LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE
C’est devenu une habitude ces dernières années, la Cinémathèque Française accueille une reprise de la sélection des films en compétition au Festival international du film fantastique de Gérardmer. Cette année, c’est une sélection de neuf films inédits, venus du monde entier, pour retrouver les mythes, obsessions et codes du fantastique et de l’épouvante cinématographiques contemporains. On vous conseille tout particulièrement Oddity, In A Violent Nature et Exhuma, parmi les meilleurs films d’horreur sortis l’année dernière hors de nos frontières. Une occasion unique de les découvrir en salles avant de les retrouver ailleurs (VOD et plateformes). Du 5 au 9 février 2025.

OKLOU – CHOKE ENOUGH
Parmi les artistes musicales les plus talentueuses de France et de Navarre, Marylou Mayniel, aka Oklou, née à Poitiers, est certainement la moins connue. Désormais exilée à Londres pour poursuivre la carrière qu’elle mérite, la productrice et chanteuse s’apprête à sortir son premier vrai disque en plus d’une décennie de morceaux balancés sur soundcloud, d’Ep dispos sur Bandcamp, et après une mixtape sublime sortie en plein Covid (Galore). Choke Enough c’est du pur Oklou, une collection de morceaux électroniques sensibles, aux rythmiques à la fois dansantes et mélancoliques. Et on espère, enfin, le début de la reconnaissance en France pour cette artiste précieuse. Sortie le 7 février.

SQUID – COWARDS
Parmi les groupes les plus prometteurs de la scène musicale contemporaine, mais dont on attend encore l’album irrésistible, Squid, quintet de post-punk britannique, se place bien haut. Avec Cowards, leur troisième album en 4 ans, toujours chez Warp, entend bien se rendre plus accessible, sans renier la violence qui sourd depuis ses premiers forfaits. Sortie le 7 février.

KINGDOM COME : DELIVERANCE 2
Après un premier épisode ambitieux, pavé de bonnes intentions et de précisions historiques, mais finalement un peu raté dans son expérience de jeu, Kingdom Come : Deliverance a le droit à sa suite, sept ans après. Kingdom Come : Deliverance 2 poursuit dans la veine réaliste de son prédécesseur afin de rendre compte de l’expérience radicale possible de la vie d’un chevalier à l’époque de la Bohème médiévale. Pas question de trop ouvrir l’expérience aux néophytes, bien que le RPG des praguois de Warhorse Studios s’annonce plus proche des open world contemporains, du moins dans l’esprit (quêtes annexes, activités secondaires, pnj nombreux). Reste qu’il faudra très vite trouver une chambre où se reposer, de quoi se sustenter, si on ne veut pas finir embroché trop facilement par un brigand ou un soldat ennemi. Disponible depuis le 4 février sur PC, Xbox Series et PS5.

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