L’homme qui nous avait retourné le cerveau avec Border (Prix Un certain regard 2018), très étrange et très chaos love story entre une douanière au flair infaillible et un mystérieux voyageur, est de retour à Cannes, cette fois en compétition, avec Les nuits de Mashhad (Holy Spider, pour le titre international), un film de serial-killer en Iran. Le tueur en série en question est un père de famille qui se lance dans sa propre quête religieuse, une recherche de pureté qui l’amène à «nettoyer» la ville de Mashhad (nord-Est de l’Iran) de la prostitution. En zigouillant toutes les femmes qu’il croise sur son passage, cela va sans dire.
Pourquoi un tel sujet? Comprendre ce qui se passe dans la tête des gens, comme il le confiait à la sortie de Border à nos confrères d’Allocine? « Je me suis aperçu que l’une des choses qui m’intéresse le plus c’est l’atmosphère, l’intériorité d’un personnage, ses pensées, des choses sur lesquelles il est difficile de mettre des mots. Et le cinéma en est le médium idéal. Il se situe entre la littérature et la musique pop. Il tient de cette dernière cette universalité, cette capacité à capter les gens. Beaucoup de personnes fredonnent en boucle des chansons aux paroles stupides qu’elles ne comprennent pas mais ça ne veut pas dire pour autant qu’elles n’en ressentent pas les émotions. Le cinéma a de ça. » Amir Ebrahimi, Arash Ashtiani, Sara Fazilat figurent au casting. G.R.
