Du cinéma, du Blu-ray, du jeu vidéo, du 2.0… c’est la sélection chaos du vendredi par la rédaction. Si on devait vous proposer de découvrir notre dernier coup de foudre, ce serait celui-ci…

MORGAN BIZET: Napoléon vu par Abel Gance (SVOD)
Pour ceux qui l’auraient manqué cette année en salles, et qui n’auraient pas envie de craquer leur PEL en 2025 sur la version physique du film, le Napoléon vu par Abel Gance (comme on se doit de l’appeler) passe ce vendredi soir sur France 5 (si vous voulez voir les 7h du film dans les conditions d’un marathon) et sera ensuite disponible en replay pendant 30 jours sur la plateforme France.TV. Vous n’avez donc plus d’excuse pour ajotuer ce très grand classique du 7e art parmi vos films vus sur votre page Letterboxd! (dispo en replay sur France.TV)

GÉRARD DELORME: Hayao Miyazaki et le héron de Kaku Arakawa (cinéma)
Un documentaire exceptionnel à tous les points de vue, puisqu’il enregistre presque jour après jour les dix ans de gestation de ce qui est peut-être le dernier film du géant de l’animation. L’approche donne une idée de l’étendue du travail, du perfectionnisme parfois décourageant, mais aussi de l’importance du soutien apporté par une équipe de fidèles. En ressort l’influence de deux personnages majeurs, l’ami et rival Isao Takahata, disparu pendant le tournage, et le producteur Toshio Suzuki, dont le discours est bienvenu pour «traduire» les affirmations du maître, parfois adepte de la licence poétique lorsqu’il s’agit d’interpréter la réalité.

ROMAIN LE VERN: 37 – l’ombre et la proie d’Arthur Môlard (cinéma)
Fallait oser, ils l’ont fait! Premier film d’une collection consacrée au cinéma de genre intitulée Parasomnia, cette très ludique série B made in France, qui intrigue beaucoup en se cherchant quelque part entre Duel et Le voyage de la peur, révèle plein d’inconnus qui gagnent à ne pas le rester.

JÉRÉMIE MARCHETTI: Mère Jeanne des Anges de Jerzy Kawalerowicz (Blu-ray/DVD)
Avant L’exorciste, avant Les diables et même avant le méconnu Le démon dans la chair, il y avait Mère Jeanne des Anges. Une transposition de l’affaire historique des diables de Loudun dans un geste totalement inverse à celui d’un Ken Russell, qui allait vers un baroque outrancier. Si Kawalerowicz se positionne davantage dans une froideur de bois et de pierre, il n’en exclut pas des saillies d’une étrangeté éblouissante et une bizarrerie qui s’incarne toute entière dans le visage ange et démon de Lucyna Winnicka, frôlant les murs du couvent telle une araignée (Tamasa Distribution)

THIBAULT RIVERA: Here de Richard McGuire (BD)
Parce que (presque) tout ce qui est génial dans le film de Zemeckis l’était déjà dix ans plus tôt dans l’œuvre de McGuire, il faut se replonger dans cette BD qui par un principe d’une simplicité confondante, transcende notre conception du médium. Une nouvelle façon de raconter des histoires, tout simplement.

GAUTIER ROOS: Pierre Richard en cavale (cinéma)
Un Lautner surfant en quasi-temps réel sur la déferlante porno des années 70 (On aura tout vu) et deux Marco Pico comptant parmi les films préférés de notre Pierre Richard national (Un nuage entre les dents et La cavale des fous): le distrait n’est pas qu’un homme grand, blond, portant des chaussures noires… Il est aussi un inclassable dynamiteur que les mémorialistes des temps futurs rangeront peut-être dans la catégorie « poète » (Malavida et Gaumont).



