Vous la sentez, l’excitation qui monte? Le sol tremble, la poussière se soulève, les lézards à deux têtes rentrent dans leurs trous, et avant même que vous n’ayez relevé la tête, le 22 mai est là et vous roule dessus. « A beautiful day », celui de la sortie de Furiosa: A Mad Max Saga qui, en se rapprochant, se dévoile un peu plus.
Dans un long entretien donné à Empire, George Miller assume un des termes clés du titre du film et explique que l’histoire de son métrage est bien “la saga de Furiosa et comment celle-ci est arrachée de chez elle, et passe le reste de sa vie à essayer d’y retourner”. Le mot saga, originellement employé dans les langues nordiques pour désigner l’histoire mythologique d’un individu (l’étymologie vient du terme segja, dire, raconter), semble ainsi avoir été employé à dessein par Miller, dont l’on connait l’appétence à inscrire ses films dans le temps long des histoires humaines. Et Miller de confirmer, en comparant le film à Fury Road: “C’est un tout autre animal. L’histoire se situe à de nombreux endroits différents. C’est une odyssée. Pas de doute.”
Si le film devrait donc être principalement centré sur l’histoire de Furiosa, désormais incarnée par Anya Taylor-Joy, la question de la réminiscence du nom de Max dans le titre interroge sur la présence ou non du légendaire Road Warrior. Ce à quoi George Miller répond: « Je n’en dévoilerai pas trop à ce sujet. Tout ce que je peux dire c’est que Max rôde à l’arrière-plan. » Mais attendez, ce n’était pas déjà le cas de Fury Road? T.R.
