En plus de George Lucas, une autre personnalité, ou plutôt entité, influente du cinéma populaire des 40 dernières années va recevoir sa palme d’or d’honneur. Et pour la première fois de l’histoire des palmes d’or d’honneur, ce ne sera pas un artiste ou un technicien, mais un studio de production: Ghibli, légendaire studio d’animation japonais fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata en 1985. Ghibli et Cannes, c’est l’histoire d’un rendez-vous manqué, que le Festival compte certainement conjurer avec cette palme d’or d’honneur. En 40 ans, aucune production du studio, pas même un film de Miyazaki ni de Takahata n’a été sélectionné en compétition – Le Conte de la Princesse Kaguya a eu les honneurs de la Quinzaine des cinéastes en 2015, et La Tortue rouge était présente à UCR en 2016. Seule une poignée de films d’animation ont eu leur ticket d’entrée dans la sélection reine: Ghost in the Shell 2, Shrek 2, Valse avec Bachir, Persepolis. Une relation compliquée. Vouée à changer? M.B.
