Comment ça, vous ne connaissez pas ce cher Tinto? Celui qui a commencé comme assistant d’Alberto Cavalcanti et de Roberto Rossellini est devenu un maître de l’érotisme solaire et libertaire, auteur de voluptés du cinéma bis à qui l’on doit des merveilles comme La Clé ou Paprika. Un cinéma qu’on a toujours défendu, aimé, célébré dans nos colonnes et que beaucoup d’entre nous, dans les années 90, ont pu découvrir son grand-oeuvre le dimanche soir sur M6 en dernière partie de soirée. Une époque révolue, certes, mais qui nous plonge dans une charmante nostalgie mélancolique. Sans être le premier film à recommander à un cinéphile qui aimerait découvrir ce cinéma-là, Fallo! se déploie tel à un film à sketches narrant différentes galipettes de façon crue, grivoise et légère et rassemble un peu l’art Tinto Brass avec son côté voyeur, son insistance sur les parties charnues, ses miroirs, ses jeux de rôles… Et c’est assez réjouissant à bien des endroits par la simple capacité à créer de l’excitation en filmant des corps en beauté et en sondant la simple montée du désir, loin de la théorie vaseuse comme de la pornographie froide. Merci qui? Merci Tinto.
Présentation du film par Olivier Père et Christophe Bier |
Présentation du film par Olivier Père et Christophe Bier


