Face au marketing, « le journalisme cinéma est en danger d’extinction »

C’est à la Mostra de Venise que les journalistes ciné tirent la sonnette d’alarme sur une situation devenue impossible. Dans une lettre ouverte, signée par une centaine de signataires et relayée par des médias tels que Variety et THR, ils exposent ce qui ne va plus dans le métier depuis des années et qui a pris une tournure nouvelle lors de ce festival. Les occasions d’interviewer les superstars Hollywoodiennes se font rarissimes (pour ne pas dire, nulles) et ce n’est même plus une question de junket millimétré en cinq minutes chrono (une question, une réponse, merci, au revoir et pas de café!), ce n’est juste plus rien. Ces atroces interviews chronométrées où se succèdent les stars ont quasiment disparu cette année à Venise et les journalistes doivent se contenter de déclarations en conférence de presse (le service minimum) et des passages sur le tapis rouge.

La raison à cette soudaine aversion à l’égard des journalistes? Une attachée de presse française a expliqué à nos confrères de l’AFP que les créneaux d’interview étaient désormais facturés à un coût inabordable pour les distributeurs français par les productions. Face au marketing, « le journalisme cinéma est en danger d’extinction », redoutent les auteurs de la lettre, qui soulignent que les interviews participent à faire vivre les films et la cinéphilie. Cette tendance à éviter la presse « monte depuis un moment, également dans d’autres festivals comme Cannes ou Berlin », déplorent-ils, s’inquiétant notamment des revenus des journalistes indépendants. Dans vos journaux et magazines spécialisés en cinéma, la dèche aussi…

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