La 25e édition de L’Etrange festival se déroule du 4 au 15 septembre 2019 au Forum des images, à Paris. Vingt-cinq films sont en compétition pour le Grand prix et le Prix du public et, comme chaque année, la programmation crépite de raretés qui donnent envie d’être vues.
PAR LA REDACTION
JEREMIE MARCHETTI
Adoration de Fabrice du Welz
Parce qu’on va enfin voir le dernier volet de la fameuse trilogie des Ardennes de Fabrice de Welz, qui s’annonce ici comme une sombre ballade digne de La nuit du chasseur ou des Dimanches de ville d’avray
Greener Grass de Jocelyn DeBoer & Dawn Luebbe
Parce qu’il s’agit de la plus belle affiche de l’année, et que le côté sick sad world de ce faux rêve acidulé ne peut que nous réjouir!
Bliss de Joe Begos
Parce qu’il a été tourné en 16 mm, et qu’il gagne déjà pas mal de points grâce à ça. Ayant déjà fait son petit chemin de festival, la chose semble voisiner du côté de Grave et du dirty Abel Ferrara.
Koko di koko da de Johannes Nyholm
Parce qu’avec son titre chaos, on imagine un film japonais. Sauf que ce trip danois semble plutôt tremper du côté de Lynch…
Swallow de Carlo Mirabella- Davis
Cette jeune femme en proie au malaise qui, soudain, avale tout, rejoindrait-elle les héroïnes de Kissed ou de Safe au panthéon chaos névrose? Voyons ça…
GAUTIER ROOS
ExtaZus de Bertrand Mandico
Parce qu’avec ses « deux femmes qui passent de l’autre côté du miroir de chair », le pitch heroic fantasy du nouveau Mandico laisse entrevoir de grandes choses. Vivement la clôture.
La Chute d’un corps de Michel Polac
Parce que le film sent bon le ciné français des seventies (Marthe Keller, Juliet Berto, Daniel Ceccaldi, Fernando Rey, Jacques Sternberg du mouvement Panique), que Michel Polac n’a pas encore trouvé du successeur au sein du PAF, et qu’aucune image n’est disponible sur Youtube. Mystère.
Adoration de Fabrice du Welz
Parce que Du Welz + Béart + Dalle + Poelvoorde + Lucas + la nouvelle garde (Fantine Harduin d’Happy End + Thomas Gioria de Jusqu’à la garde) = la suite d’une année faste pour The Jokers…
The Art Of Self-Defense de Riley Stearns
Jesse Eisenberg qui met des gnons à tout le monde dans une comédie noire où il retrouve Imogen Poots = oubliez le buzz Vivarium, lui aussi visible au festoche d’ailleurs.
Greener Grass de Jocelyn DeBoer & Dawn Luebbe
Une petite comédie bubblegum qui a eu son petit succès à Sundance, présentée comme un croisement entre Wes Anderson et Black Mirror. Le film fait aussi un petit détour par Deauville : un petit objet hype qui ne peut qu’éveiller notre curiosité.
GUILLAUME CAMMARATA
Irréversible – Inversion Intégrale de Gaspar Noé
Car, comme dirait Karen: À l’envers, à l’endroit; Tout de moi, tout à toi; Je dois rêver si fort; Que je te rêve encore…
Adoration de Fabrice du Welz
Le retour et la clôture de la trilogie des Ardennes par le plus sexy des chauves de Bruxelles!
Dîner de Mika Ninagawa
J’ai bien mangé, j’ai bien bu. Quelque chose comme Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant japonais. On signe tout de suite!
Cut off de Christian Alvart
Ça va couper.
The Mute de Bartosz Konopka
Un film qui semble comme une prolongation de la performance qui a rendu célèbre Olivier de Sagazan, naturellement présent dans le film mixé avec Le Guerrier Silencieux de Nicolas Winding Refn.

