« Doom The Dark Ages » : une mutation radicale de jeu vidéo qui préfère la castagne au corps-à-corps

Oubliez la vitesse supersonique de Doom Eternal : Doom: The Dark Ages débarque en bottes de plomb et étendard ensanglanté, bien décidé à enterrer les souvenirs de vos dashs frénétiques sous une montagne de crânes broyés. Id Software semble avoir troqué la cocaïne pour la testostérone médiévale, et le résultat sent la sueur, le sang et l’acier trempé.

Dès les premières heures de jeu, on comprend que ce nouvel opus divisera. Ceux qui attendent un Doom nerveux vont hurler à la trahison. Les autres — les vrais, les brutes — vont rugir de plaisir. Car ici, on ne court plus ; on encaisse, on pare, on contre, on explose. Le mantra est clair : « Tiens ta position et massacre. » La pièce maîtresse de ce bain de sang, c’est le bouclier. Pas un vulgaire couvercle de poubelle, non. Un disque mortel bordé de lames circulaires, qui transforme le Doom Slayer en Captain America sous acide. On le balance en frisbee dans les gencives des démons, on les voit tituber ou supplier (façon de parler), puis on s’avance pour finir le boulot.

Mais le vrai génie de ce bouclier, c’est sa capacité de « shield bash » : un dash fulgurant vers l’ennemi, qui vous propulse à travers l’arène pour mieux fendre les crânes ou entamer les molosses infernaux. C’est brutal, c’est jouissif, et ça donne au gameplay une fluidité insoupçonnée, malgré l’abandon apparent de la vitesse d’Eternal. L’illusion de lenteur s’efface : vous êtes un char d’assaut en colère, et rien ne vous arrête.

Autre nouveauté : le système de parade. Oui, vous avez bien lu. Doom adopte une philosophie à la Sekiro, avec parades précises, combos de mêlée et jauge de coups spéciaux à charger. Ici, l’ultra-violence se mérite. Pas question de spammer le poing à tout-va : chaque série de mandales doit être gagnée à coups de contres bien sentis. C’est exigeant, mais d’une puissance orgasmique.

Et les flingues, dans tout ça ? Ils sont toujours là, débordants de munitions. On mitraille encore du démon par grappes entières, mais on sent que The Dark Ages préfère la castagne au corps-à-corps. Le Doom Slayer est devenu un croisé furieux, une bête de guerre dans un monde de fanatiques où l’Église l’utilise comme un chien de guerre sacré. L’histoire démarre à peine, mais on sent que ça va virer hérétique à souhait.

En résumé ? Doom: The Dark Ages est un pari osé, une mutation radicale qui pourrait bien en choquer plus d’un. Mais pour les amateurs de violence tactique, de corps-à-corps vicieux et de gameplay qui réinvente sans renier, c’est une messe noire à ne pas rater.

Et franchement, si casser des crânes à coups de bouclier-lame en sprintant à travers une cathédrale infernale ne vous excite pas, alors peut-être que Doom n’est plus fait pour vous.

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