Du rap hardcore à la French Touch, une série diffusée sur arte.tv retrace la trajectoire éclair de DJ Mehdi, pièce maîtresse d’une scène française émergente. À travers six épisodes, visibles ici, DJ Mehdi: Made in France dépeint le portrait de Mehdi Faveris-Essadi, nom de scène DJ Mehdi, compositeur visionnaire doublé d’un prodige des platines. Sa mort accidentelle à 34 ans, le 14 septembre 2011, après l’effondrement de la verrière d’un toit fut un choc pour deux planètes aux antipodes, le rap et l’électro, qu’il a pourtant réussi à rapprocher.
À l’époque où les jeunes découvrent le collège en même temps que les émois adolescents, Mehdi farfouille dans sa collection de vinyles, nourri par la musique omniprésente dans sa famille, en partie tunisienne immigrée en France. Pas d’instrument pour produire des sons ? Il en pioche dans les disques pour réinventer ses propres mix. Pas d’argent pour acheter un sampler (instrument permettant d’enregistrer des sons, puis de les reproduire ou de les modifier) ? Il en bricole un avec des pièces détachées. Cette plongée historique s’appuie sur les témoignages de ses proches, dont des pointures. Côté rap, son ami d’enfance Kery James, MC Solaar, le collectif Mafia K’1 Fry et 113, dont le succès tient pour beaucoup à ses productions originales. Côté électro, Hubert Blanc-Francard (Boombass, du duo Cassius) explique son influence, tout comme Justice ou Pedro Winter, avec qui il a créé Ed Banger, le label repaire de la French Touch, au début des années 2000.
La série documentaire évènement
DJ MEHDI : MADE IN FRANCE
du Hip Hop à l’Electro
Disponible jusqu’au 31/07/2027 sur @ARTEfr https://t.co/RtgNzQ76Ml pic.twitter.com/VhQj7ZnDnx— ED BANGER RECORDS (@edbangerrecords) September 12, 2024



