« Dangerous animals » de Sean Byrne à la Quinzaine : slasher très efficace et très généreux

Les amoureux de gore et d’horreur n’ont pas été lésés cette année avec Dangerous Animals de Sean Byrne. Le réalisateur de The Loved Ones, sympathique torture porn repéré à Gerardmer en 2011 (Prix du jury, quand même) redynamisait le genre en le mêlant au teen movie façon John Hughes. Avec son troisième long-métrage, il en fait de même avec la carcasse échouée du film de requins. Qu’il est loin le temps des Dents de la mer, ou plus récent encore, d’Open Water et The Reef. Asylum et ses Sharknados sont passés par là et ont nanardisé ce sous-genre. En bon australien, Sean Byrne en connaît un rayon sur les requins et démystifie le mythe selon lequel ils sont un grand prédateur pour l’homme – en vérité, leurs attaques ne sont qu’accidentelles. Non, le dangereux animal du film, c’est un serial killer de nom de Tucker (Jai Courtney, revenu de ses blockbusters débiles), rescapé d’une attaque dans son enfance et qui depuis nourrit un culte malsain envers ce roi des mers, au point de monter une fausse combine d’attraction en pleine mer pour piéger des touristes et les filmer à la VHS (ça a son importance !) pendant qu’ils se font dévorer – comme le stade terminal du sous-genre du film de requins. Dangerous Animals est un pur slasher en haute mer, efficace, intelligent et généreux.

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