Le riff d’intro spiralant, le beat rageur, la sirène d’alarme. On parle bien de Cannonball, titre sidérant du groupe américain de l’avant-garde rock originaire de Dayton, les Breeders, créé quand Ronald Reagan était encore à la Maison-Blanche et cofondé par Kim Deal (ex-bassiste des Pixies « qui n’avait pas le droit d’écrire » dans ce groupe) et Tanya Donelly (plus tard remplacée par Kelley Deal, la sœur jumelle de Kim). Une équipe de choc qui sera au fil du temps « agrandi » par la grâce d’autres membres fort talentueux: la bassiste Josephine Wiggs, les batteurs Steve Albini et Britt Walford…
Au début des années 90, les Bredders avaient réussi à s’imposer en France avec un deuxième album fifou, Last Splash en 1993, sorti alors que le rock indépendant devenait résolument grand public, et ce, après un premier Pod en 1990 (à réécouter tant il tient encore très bien le coup) où Kim Deal imprégnait déjà la musique de ses riffs nébuleux et de sa voix rocailleuse et chaude. Résultat: Last Splash s’écoule à un million d’exemplaires aux États-Unis, le quart en France. Cannonball, titre-canon, classique instantané, est une bonne première approche pour les néophytes.



