Culte des années 90: Captain Hollywood Project – « Flying High »

Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Captain Hollywood Project est un groupe d’eurodance originaire d’Allemagne, fondé début 1991 par l’ex-rappeur de Twenty-4-Seven Tony Dawson-Harrison (celui qui a pris la place de MC Fixx it, parti se casser les dents chez Anticappella), avec les producteurs Thorsten Adler, Michael Eisele et Thomas Keil.

Le saviez-tu? Son surnom a été trouvé par ses amis quand il était dans l’armée parce qu’il dansait dans les boites de nuit en uniforme!

Enfant, Tony a grandi dans une banlieue de New York. Il a un an lorsque sa mère meurt. Son père le laissera seul et finira par l’abandonner. Il est ensuite placé avec sa sœur dans un orphelinat de Détroit pendant deux ans. Il s’engage dans l’armée à l’âge de 16 ans et part pour Francfort en Allemagne. Ses deux passions (la danse et la musique) l’inciteront à tout plaquer.

Celui qui ne s’appelle pas encore Captain Hollywood Project commence sa carrière en tant que rappeur. Avant de se lancer dans sa carrière musicale, au milieu des années 1980, Tony avait participé à plusieurs compétitions de breakdance et travaillait pour quelques artistes so 80’s comme Kim Wilde et LaToya Jackson, participant même avec Ze famous C.C Catch sur House Of Mystic Lights. Finalement, il redevient danseur dans un groupe hollandais appelé Twenty 4 Seven. Dont on connait le très samplé I Can’t Stand It

Sans doute effrayé d’être aussi éphémère que S’Express, Tony quitte T47 en 1991 et se brouille veugra avec le producteur Van Rijen. À raison puisque ce groupe n’a rien signé de mémorable par la suite. Et puis, au début des années 90, il entend parler d’Eurodance. Avec la chanteuse Nina Gerhard et quelques choristes, il fonde un groupe de super-héros: Captain Hollywood Project – Tony inclut le mot «Project» au groupe pour rendre hommage aux chanteuses et aux danseurs qui l’accompagnent. Et un tube, un premier, tout de suite, là…

MORE, MORE AND MORE… Le premier album du groupe, Love Is Not Sex, sorti en 1993, s’écoule à 400 000 exemplaires, en plus des ventes d’autres singles comme All I Want et Impossible.

En 1994, la voix féminine Nina Gerhard décide de quitter le groupe pour se consacrer à une carrière solo et remplacée peu de temps après par Petra Speigal.

Un second album en 1995: Animals Or Human, dont sont extraites deux bombes…

La première se prénomme: Flying High. Bombe d’énergie, chef-d’œuvre de Captain Hollywood Project dont le refrain te fait voyager très loin dans ta tête. Un clip rappelant, dans sa gracieuse chorégraphie, le style de Captain Hollywood, très influencé par le côté militaire. Un titre qui peut prétendre à un voyage dans l’espace, carrément. Voyez la fin de 2001. Eh bien, Flying High, c’est pareil. Allons-y, carrément : FLYING HIGH est le 2001 de l’Eurodance!

Et Find Another Way. Faisant rimer robotique et mélancolique. Le titre apparaît l’été 94 sur la compilation Dance Machine 6, admirablement mixé. Un été so Orangina-M6-Fun Radio où l’Eurodance est à son paroxysme. Qui nous préparait aux hivers lunaires à prendre conscience de la mélancolie de cette ivresse se jouant à ce moment-là.

L’année suivante, sortira un troisième album qui ne manquera pas les esprits: The Afterparty, qui passera inaperçu malgré les succès notables de Over And Over et Love And Pain. Ensuite, Tony et son groupe s’essoufflent peu à peu pour finir par disparaître de l’actualité de la musique. La fusée de Captain Hollywood Project ne vole plus et aucune reconnaissance réelle à la clé. Malgré une dizaine de tubes ayant fait bouger du cul dans les années 1990, Captain Hollywood Project reste l’un des grands groupes oubliés de l’histoire de l’Eurodance. Byebye CAPTAIN HOLLYWOOD PROJECT, et merci pour tout quand même.

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