Culte des années 80: Matt Bianco – « More than I can bear »

Vous vous souvenez de l’ennui fangeux des courses au supermarché avec vos parents dans les années 80, et même 90? Si oui, vous vous souvenez de Matt Bianco et de son inusable More than I can bear, estampillé « titre préféré des mannequins » selon Patrick Sébastien dans son Plus Grand Cabouret du monde et sur lequel Patrice Laffont, le monsieur Pyramide, dit avoir « beaucoup emballé ». Une fois cette digression dite, avouons que ce morceau-là, écrit par les membres du groupe Mark Fisher et Danny White, a pris avec le temps une sorte d’ampleur, renvoyant à notre passé insouciant et en même temps un peu inquiet. Souvenir de la nostalgie révolue des années 80 ou fond de mélancolie poisseuse qui rejaillit lorsqu’on est seul avec nos goûts musicaux honteux? On ignore de le savoir… Reste que ce groupe anglais popeux créé en 1980 et mené par le chanteur Mark Reilly, demeure bien ancré à cette époque, telle la moule sur le rocher: celle des caddies dans le rayon céleri-rémoulade, des trajets en voiture pendant vos vacances, du temps perdu à attendre que le temps passe, si lentement. Et le pire, c’est que, perdu entre les cuivres, les mélodies et le refrain entêtant, on aime sincèrement ce morceau, bien plus que leurs autres fusions jazz-latino-pop du groupe qui nous tapent sur le système au bout d’une écoute (l’affreux I say yeh yeh en 1986). Malgré sa trompette et grâce à ses beaux chœurs, ce More Than I Can Bear, ce tube love de l’été 85 (plus de 25 millions de vinyles vendus dans le monde et plus d’un million en France, eh oui…) ne provoque aucune lassitude, existant en différentes versions – l’on préfère même celle avec la voix de Basia Trzetrzelewska qui donne un surplus de mystère. Effet de mode éphémère: le groupe Matt Bianco n’a hélas pas survécu aux années, chaque membre entamant par la suite des carrières avec l’insuccès que l’on connaît aujourd’hui.

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