Les dents de ta reum. Lisa (Mandy Moore, que vous connaissez de la série This Is Us) ne se remet pas d’une rupture sentimentale. Pour lui changer les idées, sa soeur (Claire Holt) l’embarque en vacances au Mexique. Avides d’aventures trépidantes, elles se mettent au défi de plonger parmi les requins blancs (protégées par une cage, rassurons-nous). Une fois dans l’eau, le spectacle est incroyable… Mais subitement, au moment de faire un selfie (!), le câble qui retient la cage au bateau cède, et les deux soeurs se retrouvent plongées au fond de l’océan, à 47 mètres de profondeur. Il ne reste qu’une heure d’oxygène et les grands blancs ont faim.
Dans 47 Meters Down, Mandy Moore et Claire Holt osent descendre dans une cage et découvrent, entre autres, que c’est une très mauvaise idée de faire des selfies avec des requins blancs. S’il ne parvient jamais à se hisser à la hauteur du terrifiant modèle spielbergien (on voit trop le requin), 47 meters down peut à la rigueur se regarder comme une longue émission de Koh Lanta avec comme épreuve: comment survivre parmi les requins? On y apprend tout ce qu’il est préférable de faire dans une situation pareille, ainsi se planquer parmi les rochers pour éviter de se faire dévorer, ne pas paniquer (ah oui…), ne pas saigner (ah ça…) et surtout respecter ce que l’on appelle en plongée la décompression (avec les bouteilles, une certaine quantité d’azote présente dans les poumons se dissout dans le sang et de fait, il importe d’évacuer cet azote par la respiration en respectant des paliers, en ne remontant pas trop rapidement à la surface).
Mis à part ça, que dire? Ce n’est pas le grand frisson attendu et redouté, tout simplement parce qu’il manque le fun et la mise en scène. On préférait le temps où les requins faisaient marcher des micro-ondes et faisaient des saltos (Peur Bleue de Renny Harlin) ou se battaient avec des zombies (L’enfer des zombies de Lucio Fulci). On salue Matthew Modine, cet acteur culte des années 90, venu nous faire coucou le temps de deux-trois scènes, on cherche encore l’excellent Santiago Segura pourtant annoncé au générique (si vous l’avez vu, écrivez-nous – NDLR. On nous a écrit et c’est un autre acteur qui porte le même nom) et on avoue in fine que les requins numériques, même eux, ne jouent pas très bien. Mood remboursez.

