[CRITIQUE] STRANGERS: PREY AT NIGHT de Johannes Roberts

Home sweet home. Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc de mobile home isolé qui semble complètement désert. Une jeune femme étrange frappe à leur porte. C’est le début d’une terrible nuit d’horreur : pris pour cible et poursuivis sans relâche par trois tueurs masqués, chacun devra lutter pour sauver sa peau dans un jeu de cache-cache impitoyable.

Qu’attendre de neuf dans un genre usé jusqu’à la rotule? C’est une bonne question. Suite de The Strangers (Bryan Bertino, 2009), film d’horreur direct-to-DVD assez curieux où Liv Tyler et son mec étaient séquestrés dans leur bicoque par des ados tueurs agissant par pure gratuité et donc sans mobile apparent, Strangers: Prey At Night reprend exactement la même idée. Non pas dans le registre du home invasion comme le précédent mais dans celui du slasher avec tout ce qu’il faut de stéréotypes, d’invraisemblances, de clichés et d’esthétisations too much. Le résultat, calibré pour les multiplexes, ne cherche qu’à remplir un cahier des charges en s’amusant et en renouant avec un esprit agréablement hérité des années 80. Certes, la transparence psychologique des personnages empêche d’avoir les chocottes et la réalisation très approximative n’arrange pas les choses. Mais, s’il est mauvais cinéaste (47 meters down), Johannes Roberts parvient quand même à créer une ambiance horrifique efficace et ce même s’il le fait à grands coups de jump-scare éhontés et en recyclant les meilleurs plans de John Carpenter (un peu de Christine, beaucoup de la saga Halloween). Les esprits de sérieux se moqueront de l’écriture indigente, des dialogues ineptes, des trois ou quatre considérations psychologiques et du pudding sonore et ils auront raison. Seulement, à force de métaconneries, on avait presque fini par oublier que l’horreur, au degré très premier, pouvait être bonne et qu’il est parfois possible de jouir de ce plaisir simple consistant à revenir aux bases de la série B bien conne. Pas la moindre étincelle de génie donc ici, mais ce que l’on voit à l’écran n’est franchement pas plus naze qu’un sympathique produit trouvable dans nos vidéoclubs il y a des décennies.

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Date de sortie 18 avril 2018 (1h 25min)/ De Johannes Roberts / Avec Christina Hendricks, Martin Henderson, Bailee Madison / Genre Epouvante-horreur / Nationalité américain[CRITIQUE] STRANGERS: PREY AT NIGHT de Johannes Roberts
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