[CRITIQUE] Revolver de Guy Ritchie

A force de traîner avec des voyous, Jake Green, joueur invétéré et arnaqueur professionnel, finit par écoper de sept ans de prison à la place du dangereux caïd Dorothy Macha. A sa sortie, Jake devient imbattable au jeu, grâce à une formule apprise auprès de deux mystérieux co-détenus. Il est prêt à prendre sa revanche. Ce n’est pas avec Revolver que Guy Ritchie, auteur des fréquentables Arnaques, crimes et botanique et Snatch, remontera la pente ardue de son précédent A la dérive. Son nouveau film très ambitieux n’est qu’un vilain copié-collé de tout ce qui a déjà fait avant et en mieux (on va de Fight club à Kill Bill pour citer les pompages les plus récents). Mais l’opportunisme n’est qu’un des grands écueils de ce délire foutraque qui se complaît à afficher un mépris souverain pour l’intelligence du spectateur.
Les acteurs s’agitent vainement pour donner de l’intégrité à ce puzzle mystique et mental dépourvu de substance comme de générosité. La structure narrative alambiquée et les effets formels ridicules ne font qu’aggraver le cas. Même la bande-son, naguère témoin de la virtuosité du réalisateur, sent le réchauffé. Contrairement à son collègue Danny Boyle qui a toujours su rebondir et imposer son talent en fréquentant différents horizons, Guy Ritchie donne à penser que son cinéma n’était finalement qu’un gros bluff ridicule. Revolver, objet autodestructeur ? Peut-être. On peut ajouter prétentieux et mauvais.

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