[VITE VUS 🔴] « Resident Evil: bienvenue à Raccoon City » au ciné et « Les rois de l’arnaque » de Guillaume Nicloux en VOD

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Séances de rattrapage pour Resident Evil: bienvenue à Raccoon City au cinéma et Les rois de l’arnaque de Guillaume Nicloux en VOD.

Documentaire tourné entre deux projets Houellebecquien (Thalasso en 2019, et Soumission, en production), Les Rois de l’arnaque (★★) est, à notre connaissance, le premier doc de Guillaume Nicloux (VOD – Netflix). On reconnait très vite et très bien l’appétence du réalisateur pour les personnalités fantasques et extravagantes (Depardieu, Houllebecq), à travers l’escroc Mardochée «Marco» Mouly, autour duquel gravite le film. Les Rois de l’arnaque revient sur le «casse du siècle», l’arnaque à la taxe carbone dont Mouly a été l’un des protagonistes. Si le film n’échappe pas à la structure classique du documentaire Netflix (chronologique, avec images d’archives et intervenants), il sort du lot grâce aux saillies de Marco Mouly, personnage de faux bouffon sympathique et extraverti, qui n’en recèle pas moins une zone d’ombre inquiétante. Nicloux n’hésite pas à inclure quelques séquences «off» dans le montage, rares moments où le showman cède la place à l’escroc névrosé, potentiellement dangereux (Marco Mouly est lié à des affaires de meurtre sur lesquelles le film revient). Et même s’il s’adonne à l’exercice du détecteur de mensonge dans les dernières minutes du documentaire, le carton final, qui rappelle que ce test n’est pas considéré comme une preuve par la justice française, sème volontairement le doute.

Sur grand écran cette fois, Resident Evil: Bienvenue à Racoon City (★★) est le reboot de l’adaptation du jeu vidéo d’horreur le plus populaire. Après avoir laissé Paul W.S. Anderson massacré la licence entre 2002 et 2016 (et 6 films), Constantin Film a décidé de repartir à zéro, avec un nouveau réalisateur aux commandes, Johannes Roberts, venu du circuit indépendant – et auteur de films de requin couillon-sympathique en 2017 et 2019. Sûrement motivé par le succès fulgurant de Resident Evil 7, Resident Evil 2 et 3 Remake et Resident Evil Village, Roberts, également scénariste, a choisi de mettre en scène une adaptation libre des trois premiers jeux sortis sur Playstation. Bien lui en a pris, tant ce Bienvenue à Racoon City brille pour ses emprunts aux jeux, qui font l’objet d’une très longue exposition étirée sur presqu’une heure et deux unités de lieux (le manoir Spencer de Resident Evil et le commissariat de Resident Evil 2), lui donnant le cachet d’une série B anachronique, généreuse et honnête, échappée de la fin des années 1990. Hélas, en voulant fournir un best of de la trilogie Playstation, le scénario s’accélère dans la deuxième partie du film, et les séquences sans saveur s’enchainent dans un salmigondis plus proche de la série Z. M.B.

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