[CRITIQUE] LA VOIX DES MORTS de Geoffrey Sax

Un homme se retrouve en contact avec le fantôme de sa femme assassinée. Dans la lignée de tous les nanars horrifiques qui nous sont parvenus récemment, La voix des morts propose une fausse bonne idée de mariage entre The ring et Fréquence interdite. Alors que dans le même registre les très décomplexés Destination finale 1 & 2 préféraient rire de leur invraisemblance et assumer toute leur psychologie de bazar, ce film a le malheur de nous la jouer prétentieux sur un thème surexploité et de foirer tout ce qu’il entreprend. L’absence d’humour dénote une fâcheuse propension à se prendre au sérieux alors que le second degré, sans nécessairement être cynique, aurait rendu plus digeste toute cette succession de situations risibles.
Les choix formels (miracle, le réalisateur a visiblement découvert ce qu’était une plongée au cinéma et en abuse frénétiquement) et narratifs (privilégier les sursauts réguliers – en augmentant le son – à toute explication rationnelle) sont par ailleurs très discutables. En laissant planer un faux voile de mystère pas mystérieux, Geoffrey Sax se retrouve avec une intrigue vide (de propos, de regard, de cinéma) et un acteur has-been (Michael Keaton). Le film, ennuyeux pour ne pas dire abêtissant, a finalement l’air intoxiqué par la torpeur qui pèse sur lui.

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