[CRITIQUE] FAMILLES A VENDRE de Pavel Lounguine

Baruk, Andrew, Irène et Samuel, vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations. Ces gens, comme beaucoup d’autres, ont perdu les leurs pendant la Révolution ou la Deuxième Guerre mondiale. A la recherche de leurs racines, leur chemin croise celui d’Edik Letov, jeune aventurier, qui trouve là une occasion de s’enrichir en persuadant les habitants d’une petite ville d’Ukraine de jouer, juste pour une semaine, le rôle de ces familles perdues de vue.

Après un polar péniblement alambiqué (Le nouveau Russe), Pavel Lounguine, réalisateur de Taxi blues et La noce, oublie les douloureux constats politiques qui accablent la Russie pour revenir à plus de frivolité. Sa nouvelle chronique, hantée par l’ombre tutélaire de Kusturica, séduit par son énergie et sa douce folie éminemment slaves.

Pas de grandes revendications, mais une combinaison assumée de tragique et de grotesque, une envie de jouer avec des situations faussement mélodramatiques et un regard sur la vie qui dénote une certaine ironie. Si le sujet évoque beaucoup l’amusant Familia de Fernando Leon de Aranda, qui aimait lui aussi à brosser le portrait d’une famille faussement recomposée et rigolait du cynisme de ses contemporains tendance Sitcom de François Ozon, ce précipité hystérique, sans objet ni but, déride les zygomatiques grâce à ses personnages forts en gueule, ses comédiens déchaînés et sa noirceur latente. Certes, ce joyeux foutoir pas toujours très maîtrisé reste une bonne façon de rire de l’absurdité de l’existence, mais on était en droit d’attendre plus incisif de la part d’un cinéaste qui n’a jamais fait l’ombre d’une concession.

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