[LES ROSEAUX SONT TOUJOURS AUSSI SAUVAGES] Leevi retourne chez son vieux pour l’aider à rénover la maison de vacances qui ne sert plus et que l’on compte vendre pour parer aux problèmes d’argent. L’étudiant parti étudier la poésie à Paris n’a pas grand chose à voir avec son géniteur, mais son séjour va devenir moins démoralisant lorsque Tareq, un réfugié syrien sans papier fucking hot, va arriver pour donner un coup de main aux travaux. Détail important : le père de Leevi n’est pas au courant que son fils est pédé, même chose pour Tareq qui, bonne pioche, n’est pas trop branché meufs. Les deux jeunes hommes fuient leur service militaire obligatoire, le syrien est tout de même bien plus dans la merde que le finlandais et en profite pour respirer loin de sa famille conservatrice. Leevi ne peut pas en dire autant et même s’il ne le supporte pas, se retrouve coincé avec son père. L’entièreté du film repose sur cette équation émancipation = solitude / famille = castration. Ce résumé moyennement aguicheur se verra néanmoins rehaussé par la pierre angulaire de cette amourette callmebyyournamesque, l’acteur Boodi Kabbani, qui parvient à rendre toutes les scènes qui n’arrivent pas à passer la seconde intéressantes par sa seule existence. G.DeD.