Dix ans avant ce forfait, un réalisateur comme Borowczyk (Contes immoraux) aurait probablement sauvé toute la saga Emmanuelle: balancé en plein naufrage, il ne fait qu’ajouter qu’un poids supplémentaire au rafiot en galère. Après la cassure du quatrième, on l’a bien compris: Emmanuelle est maintenant une créature instable et polymorphe, sans identité, sans corps (ou presque).
Monique Gabrielle (who?) s’occupe de prendre les traits de la belle, ici à l’affiche d’un film érotique: Love Express. Toute l’introduction, elliptique, est assez drôle: Monique/Emmanuelle part présenter son film à Cannes et se fait arracher sa robe par les paparazzis en furie! Paniquée, elle court dans le premier yacht à vue. Défigurée par des inserts hard dans sa version US, l’aventure de cette new new (new) Emmanuelle a au moins un avantage pour elle: Borowczyk a l’air de s’en foutre comme de sa première chemise et fait glisser la saga dans un parfum de serial plus proche de Black Emanuelle. On peut trouver ça rigolo au millième degré, mais la rencontre d’un cinéaste et d’une saga à bout de souffle ne fait pas de miracles. À sauver: un teaser très «boro» où sur la voix de l’annonce de bord signature de la saga, de fines mains plient délicatement une serviette jusqu’à la faire ressembler à un phallus. Mais ce sera tout…
| Date de sortie inconnue en salle | 1h 25min | Drame, Erotique De Walerian Borowczyk, Steve Barnett | Par Walerian Borowczyk, Emmanuelle Arsan Avec Francois Clavier, Michael Rogers, Max Strom |


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