[CRITIQUE] BUENOS AIRES 1977 de Israel Adrian Caetano

En Argentine, en 1977, pendant la dictature militaire, l’histoire vraie de quatre individus qui s’échappèrent d’un centre de détention clandestin. Tout ce film fonctionne comme un crève-cœur. Dès les premières images, l’atmosphère est violente, délétère, âpre et aspire progressivement le spectateur dans son malaise. Israel Adrian Caetano, patronyme qu’il va falloir apprendre par cœur, a mis en scène un film plutôt impressionnant qui sous son apparent schématisme (quatre personnages qui réagissent différemment aux mêmes épreuves qu’ils traversent) stigmatise les parcours convenus et la déferlante de rebondissements salvateurs. L’ensemble est d’autant plus effrayant lorsque l’on sait que tout ce qui est dépeint est une histoire vraie.
Des innocents sont confrontés à l’horreur dans ses plus sinistres états, aux mains de forces paramilitaires dans une forteresse infaillible. La première partie est consacrée à la séquestration douloureuse ; la seconde se focalise sur la fuite. En s’inspirant du roman autobiographique de Claudio Tamburrini Pase libre, le réalisateur d’un très bel Ours rouge (2002) dénonce en creux les erreurs politiques et l’oppression. Futé, le cinéaste évite les pièges démonstratifs qui pendaient au bout de sa caméra. Ce n’est que le cinquième film du réalisateur et il est beau comme un premier. Tout juste on lui reprochera une certaine virtuosité formelle qui peut s’exprimer au détriment du sujet lui-même.

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