On avait un peu perdu notre Alejandro Amenabar avec Régression (2015), un thriller (qui portait bien son titre, hélas) sur la foi, la superstition, le diable, les twists again avec Ethan Hawke qui voyait des sataniques partout et Emma Watson qui accusait son papa d’un crime atroce. Pas une raison pour bouder son prochain long métrage, While at War, un drame se déroulant pendant la Guerre Civile en Espagne, présenté cette année au Festival de Toronto. A Salamanque, en 1936. L’écrivain Miguel de Unamuno soutient la rébellion militaire en espérant qu’elle sauve le pays du chaos. Mais le général Franco cherche à profiter de la situation. Et Amenabar de fréquenter encore un genre différent, comme à chaque fois. Mais comment fait-il? Allô Alejandro? «Dans tous mes films, que ce soit Mar Adentro qui est un mélodrame ou Agora qui est un péplum, je pars d’un genre et à la fin je ne respecte aucun code, je fais quelque chose de différent», nous avouait-il en interview. «Cela vient sans doute de mon aversion pour les règles. J’ai vraiment aimé explorer tous ces genres, sans exception. La comédie est un genre que je n’ai pas encore osé explorer et j’adorerais voir des spectateurs rire devant un de mes films, rire à des blagues ou à des réparties, mais je tends toujours vers le drame ou le mélodrame.»
Trailer de « Mientras dure la guerra » de Alejandro Amenábar from Camera & Light on Vimeo.