Dès mercredi en salles, un film choc venu de Serbie : « Clip », descente aux enfers d’une adolescente des banlieues pauvres du sud de Belgrade en Serbie. Attention les yeux. Interdit aux moins de 16 ans avec avertissement.
A vos risques et périls
Dans ce long « Clip », Maja Milos n’a peur de rien, rend compte crûment d’une sexualité adolescente éduquée par la pornographie et d’un monde d’images virtuelles exacerbant l’égo et détruisant les réputations en un clic. Elle cherche ostensiblement à créer une proximité malsaine et à choquer ceux qui ont la chance de ne pas appartenir à cette génération paumée. Soit. Mais cette vision sommaire du monde et cette succession maladive de scènes de sexe explicite à en dégoûter de l’amour ne remplacent pas un discours, un point de vue, une dramaturgie ou plus globalement une volonté de tirer les personnages vers le haut. Ce que Maja Milos ne fait jamais, avec une atroce complaisance dans le nihilisme. On n’est pas loin de la non-assistance à personne en danger.


