C’est Darius Khondji, le chef opérateur d’Eddington, qui a vendu le premier la mèche. S’exprimant au Doha Film Institute, il a confirmé que le quatrième long-métrage d’Ari Aster avait obtenu une place au prochain Festival de Cannes, et il espère qu’il sera présenté en compétition (nous aussi !). D’après Khondji, Eddington « sera très différent de ses autres films » : « Ari est un cinéaste profond et fort. Il a le talent, ou la perception des choses, qu’Ingmar Bergman et Roman Polanski avaient ».
Pour rappel, Eddington met en vedette Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone et Austin Butler. Luke Grimes, Deirdre O’Connell, Micheal Ward et Clifton Collins Jr. sont également à l’affiche. La production du film s’est terminée l’été dernier au Nouveau-Mexique. Jordan Ruimy, fondateur et rédacteur du site World of Reel a lu le scénario de Eddington, qu’il définit comme un western sur fond de pandémie, très influencé par la politique américaine des années 2020. Le film est conçu comme un film choral, même s’il se concentrerait surtout sur la rivalité entre le shérif Joe Cross (Phoenix) et le maire local Ted Garcia (Pascal). Le conflit prend une autre dimension lorsque Joe décide de se présenter à la mairie d’Eddington après avoir refusé de porter un masque facial à l’épicerie locale. Le maire sortant, Ted n’est pas content car on lui a fait croire qu’il se présenterait sans opposition. Le script contient une multitude de références à Hillary Clinton, Anthony Fauci, à George Floyd et à Donald Trump.



