JOUR 3. Megalopolis de Francis Ford Coppola vient d’incendier la Croisette, Cristóbal León et Joaquín Cociña viennent de repeindre la Quinzaine des Cinéastes (The Hyperboreans), Josh Mond nous prend par la main à l’ACID (It doesn’t matter)…
CHAOS, ICI CHAOS. Vous avez voulu de la controverse, des huées, des applaudissements, des journalistes tourneboulés? Chef-d’œuvre, arnaque, les deux: la Croisette est sens dessus dessous après le visionnage de Megalopolis, ce film-monument pour lequel Francis Ford Coppola a dépensé cent vingt millions de ses propres dollars (gagnés à la sueur de ses vignes californiennes), pour enfin réaliser ce projet dont il rêvait depuis la fin des années 1970. Le clivage tient aussi bien aux États-Unis (un « véritable chef-d’œuvre » pour Deadline, un film « gonflé et ennuyeux » pour The Guardian) qu’en France (Libé circonspect parle de « péplum rétrofuturiste imbitable et brumeux », Les Inrocks adorent). Et notre tableau des étoiles de refléter toutes les divergences de ce que l’on qualifie déjà ici de « Papy fait du Wachowski ». « Je rêve que les gens sortent de ce film en ayant envie de le revoir », déclare Coppo au sujet de son film-testament en lice pour la Palme d’or, qu’il a très, très, trèèèès habilement teasé. Obtenir une troisième Palme d’or serait une première dans l’histoire de Cannes. Pour Coppola, il y a des analogies entre son retour sur la Croisette cette année et sa venue pour défendre Apocalypse Now en 1979, qui lui avait valu sa deuxième Palme. De là à ce que le jury présidé par Greta Gerwig se mette d’accord sur un film aussi controversé…
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LE FILM DU JOUR: MEGALOPOLIS de Francis Ford Coppola (compétition)
LES AUTRES FILMS: The Hyperboreans (Quinzaine); À son image (Quinzaine); It doesn’t matter (ACID)
CHAOSTV À CANNES



