[CANNES 2021] GAZETTE CHAOS DU FESTIVAL / JOUR 1

La Rédaction CHAOS raconte son Festival de Cannes. Jour 1: pleins feux sur Annette de Leos Carax, parfaite ouverture.

Comme dirait notre amie Geny G, mais calwme toi chewri. Ça n’a pas encore son accréditation rose pastillée autour du cou que ça s’énerve en anglais sur les réseaux sociaux, vitupérant contre l’escalator de la gare de Cannes en panne (et ma valise qui pèse deux tonnes, elle est pas belle ma valise?) et les dysfonctionnements de la billetterie (quoi, y a plus une place pour moi pour le Ozon!?!? SKANDAL!)…

Entre nous, cette année, il serait franchement malvenu de céder à l’hystérie ou à la médisance. Nous préférons émettre cette évidence: après tant de privations, nous sommes simplement heureux de retourner dans le plus grand festival de cinéma au monde (ne l’oublions jamais, merci!) pour s’écharper avec les attachés de presse entre amis sur les films attendus puis vus, de confier les espoirs comblés ou déçus.

Sachez que les jurés (Tahar Rahim, Maggie Gyllenhaal, Mylène Farmer, Mélanie Laurent, Mati Diop, Jessica Hausner, Kleber Mendonça Filho, Song Kang-ho et le président Spike Lee) sont bien arrivés, sans prendre l’escalator en panne, sans trainer ma valise qui pèse deux tonnes #saccageCannes. On sait même ce qu’ils ont dégusté lundi soir, le temps d’un dîner-hommage à Spike Lee, soit des « Jungle fever » (oeufs de poissons mimosa et gamberoni) ou encore une « 25th hour » (tarte tropézienne détournée).

En attendant de les retrouver pour la cérémonie d’ouverture ce mardi soir pour répondre aux questions de Laurent Weil et lancer les hostilités, on vous conseillera un peu de musique avec les playlists ensoleillées de nos Djs chaos, Philippe Azoury, Jacky Goldberg et Matteu Maestracci (qui seront tous les trois à Cannes) pour vous accompagner dans vos pérégrinations, ainsi que de la bonne lecture cinéphilique, l’entretien de Charles Tesson, le délégué général de la Semaine de la Critique qui souffle le 60e anniversaire d’une section qu’il a magnifiquement géré pendant 10 ans (et qui commente, rien que pour nous, dix films ayant marqué la Semaine et le Chaos); celui de Paolo Moretti, le délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs depuis 2019 qui nous raconte comment se sélectionnent des films en pleine crise sanitaire; ou encore celui de Pierre-Alex Vincent, le réalisateur du documentaire Satoshi Kon, l’illusionniste, qui sera présenté en première mondiale à Cannes Classics et qui nous raconte la genèse d’un projet ambitieux. On peut aussi vous recommander d’éplucher notre dossier-cadeau d’anniversaire de 60 films à la Semaine de la Critique.

Sinon, on vous rappelle l’existence de votre partenaire pendant tout le festival, qui sera mis à jour sur toute la durée: notre Palmomètre, ce tableau d’étoiles réunissant Thomas Aïdan (La 7e Obsession); Philippe Azoury (Vanity Fair); Stéphanie Belpêche (JDD); Olivia Cooper-Hadjian (Les Cahiers du Cinéma); Karelle Fitoussi (Paris Match); Marilou Duponchel (Trois Couleurs); Julien Gester (Libération); Jean-Jacky Goldberg (Les Inrocks); Philippe Rouyer (Positif).

Tout ça pour dire qu’on a hâte que ça commence, en quête d’éblouissement et de sidération. D’autant que l’Ouverture est belle et grande avec Annette, également en compétition, qui récolte déjà les premières étoiles (et les premières Palmes) dans notre jury chaos. Dans ce film mis en scène par Leos Carax et mis en musique par les Sparks, une cantatrice de renommée internationale (Cotillard) est prise au piège d’une relation passionnelle toxique avec un comédien de stand-up à l’humour ironique dévastateur (Driver). Elle et lui font la une des journaux people avant que la naissance de leur premier enfant (la Annette du titre) ne vienne bouleverser leur vie. Pour vous laisser le plaisir de la découverte (le film sortant simultanément en salles), on en reparlera plus dans le détail dans notre prochain billet. Vu les premières réactions déclenchées (ici comme ), on se dit qu’en lançant le festival à de telles hauteurs, les autres films auront intérêt à être au niveau. Demain, on vous parlera d’ailleurs d’un autre film, en ouverture d’Un Certain Regard: Onoda, 10 000 nuits dans la jungle de Arthur Harari. Non moins grand.

PS. Conseil aux festivaliers cinéphiles et débordés, l’indispensable grille Wask des projections concoctée par notre ami Thomas Gastaldi, à télécharger ici.
PS2. On vous conseille non moins la lecture de l’interview de Leos Carax par Libération réalisée in the heat of the Cannes, avec cette citation en exergue, très Holy Motors: «On ne sort plus les films, on les rentre, comme au garage»

PS3. On vient de l’apprendre: Bong Joon Ho revient à Cannes2021 pour un «Rendez-vous avec…» ce mercredi. Il rejoint notre Zaza internationale, Jodie Foster, Matt Damon, Marco Bellocchio et Steve McQueen qui auront eux aussi «rendez-vous» au Festival de Cannes (mais Bong était jusqu’ici un invité mystère)…

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