CANNES 2017 : MISSING KOKA

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Reine des nuits pendant le Festival de Cannes, MISS KOKA nous a quittés en février dernier. Hommage chaos.

Everything But Koka. Au fil d’une conversation tardive, à quelques jours de l’ouverture du 70e Festival de Cannes, notre ami journaliste Philippe Azoury nous a fait partager sa hantise: celle de ne plus faire la «fête comme avant» pour cette nouvelle édition. Et pour cause, précise-t-il, «Koka n’est plus là». La Koka, décédée fin février, nous manque, le Festival de Cannes est dépeuplé.

Nuits magiques. «Koka» la nuit, c’était Philippe Frédière le jour. Miss Koka, c’était sa créature. Pendant plus de 30 ans, elle a électrisé les clubs gay à Cannes comme à Nice. Dans Yagg, Jeanpierre Paringuaux, de Sida Info Service à Nice, se souvient de la première fois il a croisé la drag-queen: «Comme beaucoup j’ai rencontré Koka au Blue Boy le premier bar gay de Nice, une institution. Ses shows étaient déjantés, délirants mais jamais vulgaires, toujours bienveillants. Il nous a permis de comprendre que c’était possible, qu’on pouvait aimer et être aimé. Sa gentillesse et sa générosité sont légendaires, il animait depuis quelques années les ventes aux enchères pour le sidaction. Une énorme perte pour la communauté

Comme le confie Nice Matin, Miss Koka s’était produite pour la dernière fois au café La Cave Wilson, à Nice. Comme un adieu, elle avait chanté Je ne suis qu’une chanson, avant de retirer pour la première fois sur scène sa perruque, et de se démaquiller face au public. Elle a tiré le rideau, c’était en février.

Queer center. Lieu de prédilection des membres de la Queer Palm, cette année présidée par le réalisateur Travis Mathews, le Vertigo, fameux club so « Marie-Claude Treilhou » où se produisaient la Koka et ses danseurs, ouvrira de nouveau ses portes pour ce 70e Festival de Cannes afin d’accueillir celles et ceux qui ont envie de faire la fête après une journée de projos intenses, de files interminables sous le cagnard et d’altercations effervescentes avec des attachés de presse.

La réconfortante Koka aurait voulu que la fête continue et que, comme le veut la tradition, nous dansions jusqu’à plus d’heure sur des remix improbables de Freed From Desire de Gala. Tout cela, quelques heures seulement avant la sacro-sainte projection de huit heures trente du matin.

Achtung. Justement, en attendant de découvrir Happy End («le film le plus sombre de Haneke» dixit une source proche du dossier), on espère que la team viendra décemment faire la fête au Vertigo afin que, là encore, comme le veut la tradition, Isabelle Huppert lance une chenille enfiévrée sur Nuit de folie de Début de soirée. Imaginez un peu l’ivresse chaos d’une chenille Huppert/Haneke/Kassovitz. La Koka serait aux anges. En voilà une vision de Cannes festif, cher Philippe. Même si, on te l’accorde, nothing compares, nothing compares to Koka

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