Deux films d’horreur, probablement perdus dans le catalogue d’achat de la plateforme, atterrissent sur Netflix en cette fin d’année: l’espagnol N’écoute pas de Ángel Gómez Hernández et le coréen The Call de Lee Chung-hyeon. Deux premiers longs métrages qui partagent plusieurs points communs, notamment l’insignifiance.
D’un côté, N’écoute pas du réalisateur espagnol Ángel Gómez Hernández (disponible depuis le 27 novembre sur Netflix): après un événement dramatique dans la maison qu’il rénove, un homme entend l’appel au secours d’un fantôme, ce qui l’incite à consulter un expert en paranormal. De l’autre, The Call du réalisateur coréen Lee Chung-hyeon (disponible à la même date): une tueuse en série et une autre femme, au téléphone dans une maison, à 20 ans d’intervalle. Et l’une menace le passé et la vie de l’autre pour changer son propre destin.
Deux films d’horreur ayant en commun de parler tous deux de maisons hantées. Plus particulièrement, ce sont des huis clos où les occupants doivent composer avec un obscur passé qui parasite le présent et tente de les détruire. On avait envie d’y croire malgré les deux teasers où le classicisme un peu pompeux du premier s’opposait au (faux) «new concept» de l’autre. Malheureusement pour nous les deux films partagent aussi et surtout le fait d’être éclaté au sol après les vingt premières minutes. Le premier (N’écoute pas) se révèle un réchauffé de L’orphelinat avec du Insidious dedans, l’émotion et la créativité en moins, l’ennui en plus. Le second est une pub Samsung interminable dont les quelques bonnes idées (le design de la maison évoluant en fonction des changements de décisions prises par les habitants du passé) sont engluées dans une narration sans âme et rébarbative.
Pour une soirée entre amis en fond sonore, ça peut passer crème. Mais, malheureusement, comme nous n’en avons plus trop le droit en ce moment, souffrez qu’on passe gentiment notre chemin. G.C.

