« Arthur, malédiction »: Luc Besson à la production d’un film d’horreur inspiré de ses « Arthur »

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Luc Besson, confronté ces dernières années à de lourds échecs commerciaux (ses derniers longs Valériane et Anna) et des ennuis judiciaires, revient avec discrétion en produisant et scénarisant un petit film d’horreur intitulé Arthur, malédiction. Il s’agit du second long métrage du réalisateur Barthelemy Grossmann après 13 m2 en 2007. L’histoire d’un jeune fan de la série de films fantastiques Arthur depuis qu’il est enfant. Lorsque son groupe d’amis très soudé le surprend en l’invitant à se rendre dans la maison abandonnée où le film a été tourné, ils se dirigent involontairement vers un piège tordu et mortel. Ce qui était autrefois un rêve d’enfant va bientôt se transformer en un véritable cauchemar. Le budget s’élève à 2,24 millions d’euros, financé notamment par Canal Plus. Apollo Films s’occupera de la distribution en salles de ce film, attendu le 29 juin 2022, qui peut-être rappellera aux cinéphiles les plus pointilleux que, loin de la caricature dans laquelle on l’enferme très souvent, Besson a été par le passé un producteur réellement audacieux (sans lui, pas de Lune froide de Patrick Bouchitey, ne l’oublions jamais). Quant à Besson réalisateur, il tournera un nouveau film intitulé Dogman en mai prochain, entre la France et les États-Unis. Le premier rôle sera tenu par Caleb Landry Jones, l’acteur américain primé à Cannes l’an dernier pour sa perf dans Nitram, l’histoire d’un homme qui, après avoir été brisé durant son enfance, retrouve goût à la vie grâce à son amour des chiens. Son premier projet depuis que la comédienne belgo-néerlandaise Sand Van Roy a déposé plainte pour viol contre lui en 2018 (après de longs mois de procédure, la justice française a prononcé un non-lieu contre le cinéaste en décembre dernier) et depuis le rachat de sa société EuropaCorp par la société américaine Vine Alternative. Ce fonds d’investissement a injecté 100 millions de dollars pour remettre la société sur les rails, après ses déboires financiers, et lui permettre de renouer avec la production.

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