[CRITIQUE] THE CREMASTER CYCLE de Matthew Barney

Le cremaster est un terme anatomique qui désigne le muscle tenseur des testicules. Sur le thème de l’identité sexuelle, Matthew Barney, artiste barré, a édifié cinq opus d’art contemporain résolument inquiétants, aux durées aléatoires, qui reposent sur de multiples confrontations artistiques. Ainsi, on peut voir Ursula Andress côtoyer les groupes Agnostic Front et Murphy’s law. Ainsi, on peut voir des filles déguisées en mouton, des sexes ouverts, des mutilations en direct, des abeilles, des mormons et des cannibales écossais. Ainsi, plus étrange que tous les David Lynch réunis, le cycle Cremaster possède un trait abrasif et grouille de références explicites et de symboles sexuels. Normal, il ne sera question que de ça, du sexe. Dans tous ses états. Sous toutes ses formes. Même les plus dérangeantes. Alors, trips hallucinatoires pour happy-few à la psyché torturée ? Oui, assurément, mais pas uniquement. Aussi pour les amateurs de cinéma expérimental et d’art futuriste ou d’expériences autres qui ne correspondent à aucun critère. La démarche est si outrecuidante et conceptuelle qu’elle peut provoquer un rejet radical. Toutefois, il règne dans ces enchevêtrements de visions hallucinées une folie dure qui a le bon goût de stimuler les mirettes, ainsi qu’une poésie hypnotique provoquée par la simple force des images et d’une bande-son singulière. Avertissement : il vaut mieux savoir ce que l’on va voir avant de pénétrer dans la salle car le résultat peut rendre fou. Mais il n’est pas interdit de tenter l’expérience, histoire de voir « comment ça fait ».

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