[CANNES 2019] «Une fille facile» de Rebecca Zlotowski?

Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Rebecca a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS / PHOTO: JULIAN TORRES (LES FILMS VELVET)

Vous avez aimé Call me by your Name et Mektoub My Love : Canto Uno ? Vous aimerez (peut-être) le nouveau Rebecca Zlotowski, tourné en loucedé sur la Côte d’Azur l’été dernier, qui voit la jeune Naïma, 16 ans, profiter des vacances d’été pour cogiter et donner un sens à sa très prochaine vie d’adulte. Déboule soudain sa cousine Sofia, 22 ans, « un corps sculptural et un mode de vie fascinant » avec qui elle s’embarque pour des « rencontres inoubliables », et un été plus caliente encore que la saison 2 d’Opération Séduction.…

Le titre très breillatien laisse espérer une petite dose de fesses toujours bienvenue ici à Cannes entre deux engueulades dans une cuisine roumaine, et notre male gaze peu fier de lui doit vous avouer qu’il attend ce film non sans impatience. Le projet a surtout fait parler de lui puisque ladite cousine est interprétée par Zahia Dehar, qui s’attaque donc à une seconde carrière alors que Frank Ribéry est lui en train de raccrocher les claquettes. Dans le rôle principal, Mina Farid, dont on sait à l’heure actuelle peu de choses, et qui pourrait bien devenir l’une de ces révélations cannoises qui se voit ravir le César du meilleur espoir par une actrice confirmée (c’est toujours comme ça que ça se passe).

Pourquoi ça sent bon : On vous a déjà dit que le contingent français de cette année sera fortement féminin, et Rebecca Zlotowski, née à la Semaine de la critique avec Belle Epine en 2010, a des bonnes chances de rallier l’Officielle. Avec ou sans Léa Seydoux.

Pourquoi ça pourrait coincer : Une “playful, intimate and intense coming of age story” selon Wild Bunch: comme c’est un peu le cas d’un film sur trois à l’heure où on se parle, on parie que Maraval & Co auront travaillé leur argumentaire de vente d’ici mai.

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