Quels sont les films vus, critiqués, aimés (et moins aimés) par la rédaction chaos en 2026 ? Pour le savoir, il suffit de faire un tour sur notre page Letterboxd où tous les longs métrages vus en festival, en VOD et en salles depuis le début de l’année sont référencés et classés par ordre de préférence. Une bonne manière de savoir ce que nous avons collectivement aimé, voire adoré. Voici donc les 5 must-see à voir.

1. Les Echos du passé de Mascha Schilinski
Sous le vernis spectaculaire, il faut envisager Les Échos du passé pour ce qu’il est souterrainement : un film d’horreur dévastateur et qui laisse en miettes. Car, au fond, il s’agit bien là d’une histoire de maison hantée, un film peuplé de fantômes suicidés et sacrifiés, sorte de Chute de la Maison Usher féministe qui dévoile des choses que l’on ne voit pas ailleurs.
Lire la critique

2. Pillion de Harry Lighton
Il va sans dire que Lighton a autre chose à faire que de se moquer ou de pointer du doigt les rites dom/sub auxquels on assiste : à l’inverse, le film se révèle troublant, observant avec attention le mélange de plaisir et de confusion qui agite son personnage principal. Point de diabolisation ou de moquerie dans le regard sur ces pratiques qui paraîtront comme beaucoup très « autres », entre les scènes de luttes domestiques et les pique-niques sodo au grand air. Le BDSM n’est pas le problème, mais ce qu’on en fait…
Lire la critique

3. Marty Supreme de Josh Safdie
Safdie n’a pas fait un film d’époque, et à travers le parcours de Marty, il raconte ce qu’il y a d’intemporel dans cette tendance de ses compatriotes à se prendre pour les meilleurs, persuadés que tout leur est dû, et que tous les moyens sont bons. Ce caractère permanent se manifeste par l’utilisation pour une fois réussie de musiques anachroniques, notamment de pop synthétique et de new wave des années 1980. Mine de rien, Safdie a créé sa propre version d’un mélange de Raging bull et de La couleur de l’argent, s’assurant du même coup une place dans le panthéon des grands cinéastes new yorkais.
Lire la critique

4. The Plague de Charlie Polinger
Polinger échappe aux archétypes souvent grossiers de son sujet – le meneur, le suiveur, le bouc émissaire – en construisant des personnages nuancés, portés par des interprétations irréprochables. Sur eux, il pose un regard presque fraternel, sans la moindre condescendance, et signe avec The Plague un film à la fois sensible et terrifiant.
Lire la critique

5. Send Help de Sam Raimi
Toujours captif de l’atoll Disney, Sam Raimi s’est pourtant enfin débrouillé pour retourner le système de l’intérieur et réaliser avec Send Help un vrai bon film de studio, qui parvient à être à la fois une comédie d’aventure horrifique et une satire sociale d’une portée étonnamment puissante. Un mélange qui, dans la pesanteur dont se charge toujours plus le cinéma d’horreur et la frilosité ambiante pour les comédies ambitieuses, confère au long métrage la saveur d’un autre temps.
Lire la critique
Cliquez ici pour la suite de notre classement 2026 sur Letterboxd


