Il est de retour du 21 au 28 mars : Beaubourg se refaisant une beauté, la grand-messe du cinéma documentaire vous emmène cette année à l’Arlequin, au Christine Cinéma Club, au Saint-André des Arts, au Reflet Médicis et au Théâtre de l’Alliance Française.
Parmi les choses qui ont accroché notre rétine : le DAO d’Alain Gomis (un banger berlinois qui a visiblement tiré son épingle du jeu au sein d’une édition bien tristounette, à en croire nos collègues présents sur place) ; Nuestra Tierra de Lucrecia Martel, autour du meurtre du chef de la communauté autochtone Chuschagasta par trois hommes blancs en Argentine, et du long procès qui s’en est suivi ; Un hiver russe de Patric Chiha, qui s’intéresse à la jeunesse ayant quitté le territoire, conséquemment à l’invasion ukrainienne de 2022.
On nous murmure qu’il faut absolument découvrir The Rib of the Greater Bay Area de Zhou Tao, cathédrale esthétique de cette édition, film sans dialogue explorant les paysages côtiers de la rivière des Perles au port Victoria, « pas loin d’un Tsai Ming-liang sur le retour, qui sortirait d’une retraite de méditation ». On nous mentionne également Evers de Rhayne Vermette, un post-Melancholia low-fi au fin fond du Manitoba, passé par la case Toronto. Citons aussi Blessed, Blessed Oblivion de Jumana Manna, un collage visuel reprenant les codes de Scorpio Rising pour dresser un tableau ironique de la masculinité (salles de sport, salons de beauté et maisons de coiffure) à Jérusalem-Est.
Ce sera aussi l’occasion de découvrir Retour avant 15h de Gaël Lépingle, Eight Bridges de James Benning, En Nous de Juliette Binoche ou encore Remake de Ross McElwee, vétéran déjà passé par Cannes et par Sundance notamment.
On vous laisse découvrir le reste de la programmation ici.



