Sundance 2026 : Casper Kelly détourne les émissions pour enfants avec « Buddy »

Après le phénomène viral Too Many Cooks et après son fabuleux Yule Log, le réalisateur Casper Kelly revient perturber le Festival de Sundance avec son nouveau long-métrage, Buddy. Ce projet, à la croisée du film d’horreur et de la comédie noire, met en scène une mascotte de télévision aussi câline que meurtrière, inspirée de figures cultes comme Barney ou Pee-wee Herman. Lors de la première mondiale, Kelly a confié vouloir explorer l’envers du décor des programmes de notre enfance : « Petit, je me demandais pourquoi on ne voyait jamais les toilettes sur le plateau, ou ce qui arrivait si les personnages refusaient de suivre le scénario. C’est devenu une métaphore des contraintes de nos propres vies », dit-il dans une interview à Bloody Disgusting. Pour accentuer le malaise, le cinéaste a imposé une règle de fer : le réalisme absolu. Contrairement aux parodies classiques, Buddy possède l’apparence réconfortante d’une véritable mascotte, sans traits grotesques initiaux. Sous le costume, l’acteur Sergey Zhuravsky livre une performance physique intense, tandis que la voix est assurée en post-production par Keegan-Michael Key. La technique de marionnette, calquée sur celle de Barney & Friends, permettait une désynchronisation troublante entre le mouvement et la parole. Si le film explore des tabous et met en danger les enfants captifs du show, Kelly affirme avoir dosé la violence visuelle pour préserver l’impact émotionnel. Alors que les droits de distribution sont en cours de négociation, Buddy s’annonce déjà comme l’une des sensations les plus subversives de cette édition Sundance 2026.

Les articles les plus lus

« La gifle » de Frédéric Hambalek : trop théorique, pas assez organique

Passé par la Berlinale 2025 mais resté relativement discret,...

[LA FOIRE AUX TENEBRES] Jack Clayton, 1983

Au début des années 80, les studios Disney se...

[CASTLE FREAK] Stuart Gordon, 1995

Si l'on devait donner un exemple de générosité maximale...

« Scream 7 » de Kevin Williamson : de l’épouvante épouvantable

Si on comprend mieux, après l'avoir vu en salles,...

« Saturnalia » : un film d’horreur indépendant qui rend hommage à Dario Argento

Le film d’horreur indépendant Saturnalia se dévoile dans une...

Après « Brides », Chloe Okuno planche sur le thriller horrifique « Bad Hand »

La réalisatrice Chloe Okuno (Watcher) s’associe à la scénariste...

[LAKE MUNGO] Joel Anderson, 2008

Pour donner naissance à un film culte, rien ne...
spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!