Amis du chaos, la 28e édition de l’Étrange Festival aura lieu du 6 au 18 septembre à Paris, au Forum des Images. À cette occasion, nous avons demandé au très chaos FRÉDÉRIC TEMPS (président, délégué général) ses 20 films les plus étranges.

Amour bestial (Ulrich Seidl, 1995)
« Parce que l’homme est le meilleur animal de compagnie du chien. »

Audition (Takashi Miike, 1999)
« Parce que les histoires d’amour finissent, toujours plus mal, chez Miike. »

Bullhead (Michael R. Roskam, 2010)
« Parce qu’il faut arrêter de manger de la viande. »

Chansons du deuxième étage (Roy Andersson, 2000)
« Parce que, discrètement, patiemment, lentement, ce grand monsieur compose une œuvre immense qui sera redécouverte à sa juste valeur, tôt ou tard. »

Endhiran – Robot, the movie (S. Shankar, 2010)
« Parce qu’il n’y a pas que Hollywood qui sache faire des blockbusters divertissants. »

Gummo (Harmony Korine, 1997)
« Parce qu’avec ce film, un véritable auteur est né. »

Ichi the killer (Takashi Miike, 2002)
« Parce que Miike y atteint des sommets, plus jamais égalés depuis. »

Seul contre tous (Gaspar Noe, 1999)
« Parce que beaucoup de cinéastes ont voulu s’attaquer, en vain, à l’œuvre de Louis Ferdinand Céline, alors que Gaspar Noe passe l’épreuve avec une aisance déconcertante. »

It follows (David Robert Mitchell, 2014)
« Parce qu’après 100 ans de cinéma, il est encore possible de terrifier une audience en faisant appel à nos peurs les plus primales et les plus simples. »

Joe’s apartment (John Payson, 1996)
« Parce que réussir une comédie grandiose et hilarante avec l’aide d’une colonie de cafards chantants et d’un jeune dégueulasse, tient du génie. »

Kill List (Ben Wheatley, 2011)
« Parce qu’un film qui commence comme du Ken Loach, enchaîne dans un film d’Alan Clarke et se termine comme un Robin Hardy, le tout en un tour de passe-passe, est forcément un chef-d’œuvre. »

L’île (Kim Ki-duk, 2000)
« Parce que Kim Ki-duk y est «accroché» au sommet de son art. »

Le cabinet du Docteur Ramirez (Peter Sellars, 1991)
« Parce que le film reste, à ce jour, un véritable ovni, sans ascendance ni descendance, au même titre que le cycle des Cremaster de Matthew Barney. Un film magnifique. »

Le maître des illusions (Clive Barker, 1995)
« Parce que probablement l’un des meilleurs films jamais produits sur la magie, blanche et noire. Clive Barker à tripes ouvertes. »

Les documents interdits (Jean-Teddy Filippe, 1986-1989)
« Parce qu’outrageusement pompé de tous les côtés de la planète cinéma, depuis plus de 20 ans. Mais, forcément, inégalé. Et c’est français, Monsieur! »

Meurtres sous contrôle (Larry Cohen, 1976)
« Parce que dieu m’a dit de le mettre… »

Prince des ténèbres (John Carpenter, 1987)
« Parce qu’un cinéaste s’est rarement approché, depuis Cocteau, de la porte des ténèbres. »

Résidence surveillée (Graeme Whifler, 2005)
« Parce qu’il faudrait montrer le film, en boucle, aux adorateurs de “La fête des voisins”. »

The Tribe (Myroslav Slaboshpytskiy, 2014)
« Parce qu’Alan Clarke aurait été aux anges, s’il avait pu découvrir ce film. »

The wild and wonderful whites of West Virginia (Julien Nitzberg, 2010)
« Parce qu’un documentaire peut être bien meilleur qu’une adaptation cinématographique du même sujet. »

Why don’t you play in hell? (Sion Sono, 2013)
« Parce que Sion Sono réussit une parfaite mise en abyme du cinéma, là ou Truffaut s’est complètement planté avec sa Nuit Américaine. »
