[JEUNE ET CHAOS] RAQUEL GARCIA LOPEZ

Le Chaos rencontre celle et ceux qui feront le cinéma de demain. Découvrez Raquel Garcia Lopez.

Assistante réalisatrice sur de nombreux titres so chaos (Les démons de Dorothy, Fou de Bassan en passant par le tout récent Peaches goes bananas de Marie Losier), Raquel Garcia Lopez attrape aussi sa caméra, elle aussi tiraillée entre pop et punk, lumières flashy et héritage camp. Ses clips haut en couleurs réalisés pour Charlene Darling, Rose Mercie, ou fraichement Dolina donne assurément envie d’en (sa)voir davantage.

D’OÙ VENEZ-VOUS?
Je viens du Mexique. Plus précisément de la ville de Mexico, qu’on appelait México D.F. (pour Distrito Federal) quand je suis partie, et maintenant c’est CDMX.

POURQUOI RÉALISEZ-VOUS?
Je réalise pour matérialiser certains de mes fantasmes, et aussi pour collaborer avec les belles personnes qui m’entourent ! J’ai la chance d’être entourée de merveilleuses personnes avec qui on s’amuse beaucoup, j’ai parfois l’impression de jouer à la poupée taille adulte. Cela me procure beaucoup de joie.

VOS FILMS CULTE?
Je suis férue de films d’horreur et séries B (voire Z), mes préférés étant Basket Case (Frank Henenlotter, 1982), La Nuit des Traquées ou bien La Rose de Fer (de Jean Rollin 1980 et 1973). J’ai récemment découvert There’s Nothing Out There (Rolfe Kanefksy 1991), c’est très meta, comme une prémisse de Scream mais avec un monstre grenouille avec les yeux qui scintillent. Mais j’aime aussi les gros dramas, les histoires d’amour déchirantes comme Travolta et Moi (Patricia Mazuy 1993), Jours d’Automne (de Roberto Gavaldón, 1963) ou Deep End (Jerzy Skolimowski, 1970) devant lequel je pleure instantanément. J’aime le cinéma qui rend hommage au cinéma – en créant une spirale de culte – comme Amer (Hélène Cattet et Bruno Forzani, 2009) que j’ai regardé en boucle à sa sortie, et j’ai été bouleversée par le travail de Maxime Lachaud et Revaiks Timeless dans A Way to Die (2023) qui réunit les films de jeunesse de Peter Christopherson et John Balance. Et pour bien passer du coq à l’âne, j’ai récemment adoré Deadbeat at Dawn (de Jim Van Bebber 1988), film d’action kaléidoscopique dans lequel le réalisateur joue le premier rôle et chorégraphie toutes les cascades, une sorte de Jackie Chan métalleux et trash. Il a fait aussi les effets spéciaux maquillage lui-même. C’était jouissif pour moi de l’imaginer préparer son tournage, de jouer à la poupée avec ses couteaux, shuriken et nunchaku, tout en distribuant des coups de pied volants. Parfait !
Je considère aussi culte tout film avec des femmes au bord de la crise de nerfs, qui plaquent, cassent ou brûlent tout. Des femmes de tout âge, comme les diablotines dans Mais ne nous délivrez pas du mal (Joël Seria, 1971). Des femmes qui se vengent, comme Thana dans Ms. 45 (Abel Ferrara, 1981) ou les bombasses de Faster, Pussycat! Kill Kill ! (Russ Meyer, 1965). Je suis spécialement friande des films sur des femmes tourmentées, qui tentent de refaire sa vie, avec tout le drame qui va avec, comme Sue perdue dans Manhattan (Amos Kollek, 1998) ou L’Esquimaude a froid (Janos Xantus 1984). Les films qui portent sur la libération, l’errance et le questionnement d’une vie toute tracée, comme The Savage Eye (Ben Maddow, Sidney Meyers et Joseph Strick, 1960), Strohfeuer (Volker Schlöndorff, 1972), ou l’incontournable Wanda (Barbara Loden, 1970).
Et enfin, je suis éperdument amoureuse de l’œuvre de Luis Buñuel, Kenneth Anger, David Lynch, Jan Švankmajer, Claude Chabrol, Paul Verhoeven, Brian de Palma, John Waters, John Carpenter, Dario Argento, Mario Bava, et de celle de mon grand amour à la voix suave Werner Herzog. Mais c’est dur pour moi de choisir « ma favorite » car je les aime toutes.

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