Balançons le spoiler d’emblée: cela ne sert à rien d’essayer une quelconque biographie au turbulent Pizzaman qui, dans les années 90, a enflammé les dancefloor et les boulevards des clubs sur M6 très tard la nuit venue. Derrière le dénommé Pizzaman, se cachent en réalité deux noms connus pour les amateurs de musique de cette époque. Tout d’abord, John Reid, le chanteur derrière le groupe Nightcrawlers (l’inoubliable Push the feeling on). Et un grand maître de la techno big beat: Norman Cook, alias le grand Fatboy Slim, qui a pris l’habitude de se cacher derrière de drôles de pseudonymes et qui, après avoir joué en tant que bassiste du groupe pop Housemartins et se remettant d’une première histoire d’amour qui l’a laissé ruiné début des années 90 (Cook a survécu au début de la décennie en composant des musiques pour un jeu vidéo de la série des Schtroumpfs), trouvait là une bonne occasion de faire le clown derrière les platines. D’où cet album Pizzamania, pas piqué des hannetons qui connait un retentissement, avec 3 singles dans les 40 titres les plus vendus. C’est à cette époque que Cook rencontre les Chemical Brothers, qui deviendront des modèles.
Ce Sex on the streets reste une vraie réjouissante curiosité dans sa carrière, aussi bien pour la chanson qui reste-bien-en-tête-toute-la-journée que pour son clip réalisé par Michael Dominic, célébration de la crazyness chevelue bien avant Afida Turner et du cul partout pour contrer le puritanisme (on y entend un sermon prononcé en 1974 par l’évangéliste américain Jack van Impe dans lequel il parle du sex dans les rues!) et d’autres choses affreuses qui finissent en ismes.



