Cap sur les Seychelles: alors qu’Emmanuelle continue une vie de libertinage ensablée, SOUDAIN, le doute. Alors que la BO funky/reggae de Serge Gainsbourg semble ouvertement se foutre la gueule du monde («Emmanuelle, elle aime les intellectuels et les manuels», chante l’homme à la tête de choux), Sylvia Kristel a l’air également de nous montrer la voie de la sortie.
Peu palpitant et curieusement prude, ce troisième opus s’offre une place tragique dans la saga: on sent le vent d’une époque tourner, et les spasmes d’une libération sexuelle chagrinée font leurs premières apparitions. Ce qui explique qu’ici Emmanuelle, grande prêtresse de l’amour libre, tombe folle amoureuse d’un photographe odieux adepte de la monogamie. Olga George Picot (vu dans Glissements progressifs du plaisir) ou Charlotte Alexandra (la «Vraie jeune fille» de Miss Breillat) viennent bouder dans une carte postale qui boit la tasse.
| 21 juin 1978 en salle | 1h 40min | Erotique De François Leterrier | Par François Leterrier Avec Sylvia Kristel, Umberto Orsini, Jean-Pierre Bouvier |


![[EMMANUELLE 2: L’ANTIVIERGE] Francis Giacobetti, 1975](https://www.chaosreign.fr/wp-content/uploads/2024/09/EMMANUELLE2.jpg)
![[EMMANUELLE 4] Francis Leroi, 1984](https://www.chaosreign.fr/wp-content/uploads/2024/09/EMMANUELLE4.png)