PETE BURNS, chanteur flamboyant du groupe Dead or Alive, est décédé ce lundi à l’âge de 56 ans. Tribute chaos
C’était les enfants du glam-rock, le glam pop dirons-nous. C’était Boy George, Marilyn (honteusement oublié) ou encore Army of Lovers. Et puis il y avait Pete Burns, qui s’est agité pendant presque 15 ans dans son groupe Dead or Alive, dont on connaît surtout le fameux You Spin me right round (like à record). Dans la course à l’androgynie des noms sus-cités, Pete est celui qui est allé indéniablement le plus loin. Une sorte de pirate sexuel ébouriffé, fol et incontrôlable, dont chaque clip est un monument queer à part entière. En témoigne la reprise de That’s the way I Like it où, langoureux, il se faufile dans des douches occupées par des femmes culturistes. Les titres sont punchy et endiablés, et le passage aux 90’s lui permettra même de loucher vers l’eurodance avec l’extra Your Sweatness is your weakness.
Pete connaîtra alors les joies de la chirurgie esthétique, et ne s’arrêtera plus. Les lèvres gonflent, encore et encore, les tenues et les perruques explorent toutes les gammes de couleurs imaginables. Monstrueux, flamboyant, polymorphe, inquiétant, libre: Pete est un mutant du chaos, un Freak Unique comme il dit. 300 opérations: ultra giga fucking chaos. On nage en eaux troubles, comme une fusion entre Isabelle Adjani, Marilyn Manson et Cher. Un physique qui fera d’ailleurs les joies de la télé-réalité (Big Brother et compagnie).


