[CRITIQUE] À GENOUX LES GARS de Antoine Desrosières

Deux sœurs, âgées de 17 et 18 ans, sont toutes les deux de confession musulmane. La plus jeune fait la connaissance du meilleur ami du petit-ami de la grande. Avec lui, elle s’ouvre à la sensualité, allant jusqu’à envisager la possibilité d’une sexualité en dehors du mariage. Malgré les sentiments de la jeune femme, la relation vire rapidement au chantage à la sextape. Présenté comme ça, ça fait un peu dossier et ça sonne moyen chaos. Mais À genoux les gars dépote assez dans le paysage cinématographique français, totalement dans l’air du temps, avec son langage contemporain, ses chansons désuètes et son point de vue féministe (et on le comprend d’emblée par le titre) sur fond de consentement sexuel et de découverte d’une reconnaissance de ses sentiments. Deux écueils que le film évite assez génialement: 1. on ne regarde pas les jeunes comme des martiens; 2. le traitement d’un tel sujet pourrait parfaitement être glauque, casse-gueule et parvient, par son audace, à être l’exact inverse. Bref, on valide sauf la mise en image, trop proche du sketch sur YouTube.

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Date de sortie 20 juin 2018 (1h 38min) / De Antoine Desrosières / Avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai / Genre Comédie / Nationalité français[CRITIQUE] À GENOUX LES GARS de Antoine Desrosières
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