Ennui mortel Après une série de meurtres qui ressemblent étrangement à ceux de Jigsaw, le tueur au puzzle, la police se lance à la poursuite d’un homme mort depuis plus de dix ans. Un nouveau jeu vient de commencer… John Kramer est-il revenu d’entre les morts pour rappeler au monde qu’il faut sans cesse célébrer la vie, ou bien s’agit-il d’un piège tendu par un assassin qui poursuit d’autres ambitions?
C’était bien la peine de réveiller les morts.La question que l’on se pose en sortant de la salle est la suivante: pourquoi avoir déterré une saga qui, dès le second volet, perdait de la vitesse et qui, avec son dernier (Saw 3D: dernier chapitre, 2010), s’achevait dans un halètement asthmatique? Une renaissance aussi précipitée demandait à mettre les bouchées doubles! Hélas, la recette de la ringardise beurk se révèle exactement la même que dans les précédents volets: on prend les mêmes et on recommence, déjà vu et déjà enduré. Soit une intro pseudo-choc, une succession de jeux tortures sophistiqués avec des acteurs mauvais et des personnages inexistants, une absence totale d’humour et un coup de théâtre final faisant genre de relancer les vagues enjeux de (toute) la saga voire même de (tout) ce qui a précédé. Une entorse grossière donnant l’impression que les Spierig font table rase du passé pour séduire une nouvelle génération de roteurs bierreux. Alors, certes, c’est un peu moins filtre vomi et moins archi-surdécoupé dans le montage. Mais ça n’en reste pas moins toujours aussi nul et non avenu.

