Mort de Robert Blake, homme en noir du « Lost Highway » de David Lynch et héros du « Electra Glide in Blue »

0
1569

C’était « l’homme en noir » dans Lost Highway de David Lynch. Soit la clé pour passer d’un monde à l’autre, du réel à celui de l’onirisme. On se souvient de lui dans une scène qui fait ouvertement référence au Docteur Mabuse de Fritz Lang avec cette phrase qui glace l’échine: « On s’est déjà rencontré, n’est-ce pas? ». Totalement à son image, Lost Highway prenait plaisir à poser ce genre de questions pour inciter le spectateur à le regarder à répétition au risque de devenir fou. Robert Blake, dont la carrière a été assombrie par le meurtre de sa femme, Bonny Lee Bakley, un crime pour lequel il a été poursuivi avant d’être innocenté, avait commencé sur les planches à l’âge de six ans, avait joué dans plusieurs films, dont Baretta (1975), De sang-froid (1967), où il avait un rôle de meurtrier, ou encore Money train (1995). Et s’il fallait (re)voir un autre de ses films avec Lost Highway, ce serait Electra Glide In Blue de James William Guercio, long métrage culte de la contre-culture US qui capte le spleen d’un flic de la brigade des motards (Blake) qui, au cours d’une enquête, prend conscience que sa vie n’a plus de sens. C’est au plan final, dévastateur, inoubliable, de ce long métrage auquel on pense (aussi) aujourd’hui.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici