« Le cercle infernal » de Richard Loncraine disponible en Blu-ray en avril 2023

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Depuis 2020, le label australien Via Vision Entertainment propose avec sa collection [Imprint] d’éditer sur support Blu-ray, des films réclamés de longue date et jusqu’ici inédits en version restaurée et remasterisée. Une démarche magnifiquement chaos, a fortiori lorsqu’il se charge d’un Graal: Le Cercle Infernal de Richard Loncraine. Il sort en Blu-ray, dans des conditions optimales, en avril 2023.

C’est un film si rare qu’il mérite un breaking Blu-ray. À savoir Full Circle / Le cercle infernal de Richard Loncraine, disponible le 24 avril 2023, et visible jusqu’ici que via une vieille VHS ou d’atroces sorties DVD en Allemagne, en France et à chaque fois, avec des copies racleuses du master VHS tout pourries. Comme vous pouvez le voir dans le communiqué (plus bas), une batterie de bonus et des surprises (dont la BO mémorable du film en CD) sont prévus. Rappel rapido de ce qu’est cette merveille: le parcours d’une mère (Mia Farrow, inoubliable), désemparée par la mort de sa petite fille, qui quitte son mari et s’installe dans une demeure victorienne, confrontée à des phénomènes étranges. Avant d’être un objet à frisson, ce véritable drame humain sur un deuil impossible surprend par la qualité de son interprétation, la solitude de son personnage, la sobriété de ses effets, la beauté silencieuse de ses plans, l’atmosphère ouatée, la musique sublime, infernale, de Colin Towns.

Le réalisateur Pascal Laugier (Martyrs, Ghostland) ne s’en est d’ailleurs jamais remis: « J’ai dû le découvrir avec la fameuse cassette vidéo d’origine que j’ai conservée. Je devais avoir 17-18 ans et le film m’a détruit. C’était pour moi une forme de cinéma idéal entre expression personnelle, cinéma intimiste et ce que j’aimais le plus dans la sensibilité féminine du genre avec en plus ce romantisme victorien anglais car tout le film se passe à Londres. Ça a beau être une production anglo-canadienne, tout le film se déroule à Londres. C’est d’ailleurs un one-shot car Richard Loncraine a fait d’autres films intéressants comme Brimstone and Treacle mais ce n’est pas un cinéaste majeur. Je ne me souviens plus comment d’ailleurs il est arrivé sur le projet. Il semblerait que Peter Straub était un auteur assez reconnu en Angleterre et qu’un producteur a juste demandé à Loncraine d’adapter l’un de ses romans, Julia. Le cercle infernal est porté par sa musique qui est l’une des plus belles composées pour le cinéma fantastique. À la revoyure, il y a un très beau filmage en Cinémascope. De toute façon, je suis prêt à le défendre avec une mauvaise foi totale, mais ça fait partie des défauts que l’on peut avoir lorsqu’on est cinéphile. Quand on voit des objets qui semblent faits pour nous, on les aime envers et contre tous. Dans ma bande de potes, je suis peut-être l’un des seuls à autant aimer ce film. Christophe Gans a essayé de montrer à plusieurs reprises à quel point Le cercle infernal – qu’il aime beaucoup – ne tient pas la route en termes de scénario. Et il a raison. Néanmoins, ça n’en reste pas moins un film que j’aime voir et revoir. Il y a des moments inoubliables… » Eh oui, c’est bel et bien un choc comparable à Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg en son temps. En le découvrant, vous devriez tomber de votre chaise. T.A.

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