Vous en avez rêvé (ah?), Michel Houellebecq l’a fait (hein?): tourner dans un film porno (oh?). Enfin, c’est comme ça que le collectif néerlandais Kirac (soit Keeping It Real Art Critics), groupe de réalisateurs coutumier des vidéos controversées, a vendu la chose. Depuis sa fondation en 2016, KIRAC propose sur son site des courts-métrages baptisés «épisodes» – celui de mars sera Houellebecquien donc, le 27e – d’une dizaine à une vingtaine de minutes. Pas de deep fake: l’écrivain y apparaît bel et bien et une voix off explique qu’il aurait pris contact avec les réalisateurs du film après avoir été contraint de renoncer à son voyage de noces. La raison de cette annulation d’après le narrateur? Le fait que Michel Houellebecq craigne d’être kidnappé par des groupes islamistes, alors qu’il prévoit de faire une tournée de prostituées au Maroc. «La femme [de Houellebecq] avait passé un mois pour arranger des prostituées à l’avance et maintenant tout s’effondrait», déclare ladite voix off. Fort heureusement, le narrateur a tout prévu: «J’ai dit [à l’auteur] que je connaissais plein de filles à Amsterdam qui coucheraient avec le célèbre écrivain par curiosité.» On y voit une femme blonde d’une vingtaine d’années embrassant à pleine bouche Michel. Seule condition à cet «arrangement»: que les ébats soient filmés. Le résultat sortira le 11 mars 2023 en VOD.
