[CRITIQUE] METRO MANILA de Sean Ellis

Etrange pari que celui de Sean Ellis, le réalisateur de « Cashback » et « The Broken », qui a tourné un polar néoréaliste au pays de Brillante Mendoza (« Kinatay ») en essayant de tirer des leçons de ses deux précédents longs métrages : accepter de lâcher-prise et refuser la superficialité comme la pose. C’est particulièrement immersif au début : l’univers urbain, l’installation des personnages, la captation du quotidien âpre. Mais, alors qu’il laissait entrevoir d’infinies possibilités, le film laisse une impression mitigée lorsque, dans la seconde partie, Sean Ellis renoue avec ses vieux démons, cède aux conventions du genre et signe un film de touristes tout en suspens et en calcul, là où on aurait préféré le vertige et la perte de soi. Manille déborde de vie et de surprises, bonnes comme mauvaises. Dommage qu’on soit autant sur des rails.

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