[CRITIQUE] R U THERE de David Verbeek

0
495

Au cas où le cinéma nous cherche, on est bien dans le monde de R U There. Tellement bien qu’on s’y sent comme chez nous, dans un monde bouffé par la technologie moderne où une heure ne peut pas passer si on n’a pas consulté ses mails. Forcément, la communication passe par cette technologie et cette «modernitude». Résultat : comme qui dirait un effet de mode, les films disséquant le lien réalité-virtualité n’en finissent pas d’être de plus en plus nombreux (Chatroom, de Hideo Nakata ; L’autre monde, de Gilles Marchand…) et ils sont, pour la plupart, de plus en plus mauvais. Branchitude opportuniste ? Racolage éhonté ? Heureusement, R U There fait partie de ces films basés sur la dualité entre des mondes antagonistes et qui donc ne peuvent pas communiquer (Internet, sport, amour, sexe). La confusion entre ces éléments de Second Life – à noter que le film contient des séquences animées – est telle que le personnage principal mélange ce qu’il voit et ce qu’il ressent. Pour un peu, on se croirait presque dans Avatar – sauf qu’on n’a pas la 3D et qu’on ne peut pas décoller. Bien entendu, cela ne va pas sans afféterie ni même une tendance à l’abstraction un peu arty. Mais au moins le cinéaste hollandais David Verbeek connaît le monde des gamers et du coup maîtrise mieux le sujet que ses petits camarades, soit trop dans l’emphase, soit dans les clichés. On se dit ouf en voyant bien que Verbeek trouve un juste milieu pour ne pas nous perdre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici